« A Quel Signe Vous le Reconnaîtrez »

« Car voici, dès que la voix de ta salutation est parvenue à mes oreilles, le petit enfant a tressailli de joie en mon ventre…. » « Voici à quel signe vous le reconnaîtrez: vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une mangeoire.» (Lc 1:44, 2:12)

La salutation de Marie envers Elisabeth était d’origine divine, elle était spirituelle. Elle annonçait la nature divine de Jésus et le développement de Christ en Marie. Ce n’est pas uniquement l’oreille externe d’Élisabeth qui a perçu « la voix » de la salutation divine. Le comportement du petit enfant en elle dévoile une autre réalité d’écoute, celle de l’intérieur, provenant de celle de Jean-Baptiste !

A travers celui qu’elle portait en elle, Elisabeth discerna la voix des cieux qui s’exclamait « La paix soit avec vous » (l’équivalent de la racine grecque de « aspasmós », traduit « salutation »). En son sein, Elisabeth reçut la joie et la paix de la salutation de L’Esprit, Christ en Marie.

Dans ce texte, la communication et l’éveil spirituel s’opèrent à travers ce qu’enfantent les deux femmes ! Et lorsqu’on parle aujourd’hui d’éveil, cela correspond toujours dans la tradition hébraïque à un nouveau type d’écoute, à un plan différent d’écoute. C’est seulement lorsqu’on prend conscience de ce que nous portons en nous, que nous initions une « nouvelle écoute », celle des sens intérieurs, celle de l’Homme intérieur. (Eph 3:16-1 Pi 3:4)

Il est décrit dans Luc 2:12 que le signe auquel les bergers reconnaîtront le Christ est celle d’un « bébé enveloppé de langes et couché dans une mangeoire ». Combien ce texte retentit lorsqu’on apprend à reconnaître ce Christ, caché en nous, encore bien souvent dans l’inconfort et « l’animal » de notre être ! Et pourtant ce signe nous est donné afin que dans notre propre pauvreté et notre dénuement nous reconnaissions ce Christ Glorieux en nous !

Les apparences peuvent être trompeuses. Il en est de même en notre intérieur. Si nous avons l’impression de n’y voir qu’un nouveau né emmailloté et « ligoté » en nous, nous portons en réalité l’espérance de la Gloire (Col 1:27) ! Comme ces bergers nous avons peut-être besoin de cette « nouvelle écoute » en nous-mêmes pendant les « veilles de nuit » pour entendre la voix des cieux annoncer « …qu’aujourd’hui…le Christ vous est né ». (Lc 2:8-11)


2 réponses sur “« A Quel Signe Vous le Reconnaîtrez »”

  1. Ce billet, je l’ai reçu comme un beau cadeau, il m’a émue et je l’ai partagé avec les personnes autour de moi le jour où je l’ai lu 🙂 Merci Fabien !

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