Choisir la Vie

En 2009, comme nous l’avons déjà partagé sur ce blog par l’intermédiaire de notre témoignage, nous avons réellement compris que Christ vit en nous (Gal 2 : 20). Beaucoup disent « Oui bien sûr, je sais que Christ vit en moi ! », seulement, on peut le savoir d’une manière intellectuelle sans pour autant le saisir et le vivre. C’était mon cas. Personnellement, cela a été une révélation qui m’a ouvert les yeux sur tout ce que j’avais fait et faisait encore par moi-même, sur toutes les fois où je laissais Christ en moi enfermé et où c’est plus souvent ma chair qui avait tendance à « ressusciter » au lieu de laisser Christ se manifester. Réaliser cela ne veut pas dire que le vécu au quotidien change radicalement du jour au lendemain !  Comme il est dit, c’est « de gloire en gloire », pas à pas.

En tout cas c’est certain, depuis, le désir de mon cœur est vraiment « non pas moi (par moi pour moi) mais Lui ». Il y avait toute une liste, dont je vous épargnerai la longueur, où il était encore plus évident pour moi qu’Il prenne le relais : mon impatience, mes agacements, l’organisation de mon temps, etc. Dans les faits, nous serons d’accord, mon souhait est qu’Il soit tout en moi, bien au-delà de la liste qui me semble parfois flagrante et prioritaire.

Quoiqu’il en soit, toutes ces dernières années j’ai beaucoup eu le discours, « Christ aide moi à ne plus me mettre en colère, soit la maitrise en moi », « Christ aide moi à gérer mes journées afin qu’elles soient productives et de faire le bon choix d’activités » (pour rappel je suis maman au foyer), etc. Il y a eu des progrès, des dévoilements, quelques changements. Mais il me restait (et c’est encore le cas) des frustrations d’avoir souvent les mêmes combats, les mêmes échecs, que les choses n’aillent pas plus vite ! « Mais Christ tu es tout en moi !!! Pourquoi tu ne prends pas plus de place et que tu ne m’aides pas plus avec toutes ces choses alors que je te le demande et que c’est le désir de mon cœur ».

Il m’a enseigné quelque chose, qui ne sera peut être pas une nouveauté pour vous. Pour moi non plus d’une certaine manière, mais de théorique cela a commencé à devenir pratique.

Parfois lorsque quelque chose ne se passe pas comme je l’aurai voulu (programme perturbé, mon fils a sali la maison que je viens de nettoyer, etc.), je commence à être agacée et je peux ressentir une colère, une saturation et je l’exprime ! (que celui qui n’a jamais péché me jette la première pierre 😉 ). Mais j’ai tendance à me fixer dessus, à me complaire dedans, sur le moment je sens bien que quelque chose ne sonne pas juste mais c’est comme si c’était plus fort que moi… Et puis ensuite le calme en moi revenu, je regrette certaines de mes réactions, paroles et je me dis alors « Pourquoi Christ n’a pas pris le relais et que je me suis encore mise en colère ?! ».

Un de moyens que le Saint-Esprit a utilisé ces derniers temps, c’est au travers de ce petit bonhomme de trois ans que j’ai la chance d’avoir pour fils ! Certaines fois où je commence à être agacée et le manifester, mon fils me dit alors doucement avec sa petite voix : « Oh mais maman… c’est pas grave ! ». Franchement, ça a généralement l’effet d’un électrochoc : oui, il a raison, si je regarde objectivement la situation, ce n’est pas grave. Il n’y a pas de raison de réagir comme je le fais pour si peu. C’est comme si cette petite phrase me remettait les idées en place.

Mais c’est surtout le Saint-Esprit lui-même qui m’apprend en me soufflant la réponse : « tu peux abandonner ta colère » (cela fonctionne pour bon nombre de domaines : tu peux abandonner ce qui te mets sous pression, ton stress, ta peur, ta tristesse…). Je crois qu’il m’a toujours soufflé cette réponse, celle que Christ est tout en moi mais que je suis aussi actrice : lui laisser l’espace de se manifester. Et pour cela je suis face à un choix : continuer à entretenir ma colère ou l’abandonner pour qu’Il prenne le relais. C’est ce que j’ai commencé à faire. Ce n’est pas si évident que ça au final, cela à un coût sur le moment. Mais le Saint-Esprit me mets face à un choix : choisir la mort ou La Vie. Pour ma part, j’ai besoin de le faire à voix haute : « Christ, je fais le choix d’abandonner ma colère, prends la, je n’en veux pas ». Quelle libération, à peine ces quelques mots prononcés, Sa présence prend effectivement le relais ! La colère s’en va et ce qui l’a déclenché me semble alors complètement futile.

Mais il y a aussi des sujets moins « légers » qui peuvent déclencher des réactions charnelles (même si humainement elles peuvent être justifiées) : la maladie, quelqu’un de proche qui nous a fait beaucoup de mal,…

Je me souviens durant cette dernière année des moments où il nous est arrivé d’avoir des « coups de blues », où nous regardions à cette situation difficile que nous traversons et à laquelle d’autres choses parfois se rajoutaient. J’avais l’impression que nous nous mettions dans la peau de « Caliméro » : « c’est pô juste… et ceci et cela… ». Et le Saint-Esprit de nous dire « Ne regardez pas à votre tristesse, ne regardez pas aux difficultés ». Choisir le chemin de la Vie semble toujours plus difficile sur le moment, se complaire ou entretenir ce qui ne va pas semble tellement plus facile. Et finalement, je me levais, parfois je prenais mes enfants dans les bras et je faisais le choix de danser ! C’est une solution toute personnelle mais on aime la musique chez nous et c’est comme une décision de « retourner au combat », je me lève et je choisis la joie ! Je me mettais alors à danser, à regarder à Christ et la joie revenait !

Christ est tout en nous. Il y a quand même un choix à faire, en toutes circonstances : le choisir Lui et Il prend alors le relais là où nous luttons ou échouons. Dans la colère : je choisis la vie. Dans mes choix d’activités : je choisis la Vie. Dans la peine : je choisis la Vie. Dans la timidité : je choisis la Vie. Dans le stress : je choisis la Vie. Quand je critique, je choisis la vie. Dans le besoin de pardonner : je choisis la vie. Et quand tout va bien, je choisis aussi Sa Vie !

Je ne dis pas que toutes les situations seront immédiatement et durablement désamorcées ainsi mais je suis convaincue qu’un bon nombre peuvent l’être et qu’en effet nous allons alors avancer de gloire en gloire. Une fois que nous ferons le choix de ne plus entretenir « la mort » et de choisir Sa Vie et d’obéir à ce qu’il nous indique, je suis sûre que Christ aura alors plus d’espace et que les manifestations de la chair se feront de plus en plus rares.

« J’ai mis devant vous la vie et la mort, …choisissez la vie » (Dt 30:19)

7 réponses sur “Choisir la Vie”

  1. Merci Claire que ça fait du bien de te lire…..tu décris tellement bien cette bataille et ce choix qui doit être le nôtre (à chacun de nous) et qui se joue instant après instant. C’est le Mont Everest ..mais chaque bon choix (Sa vie) nous rapproche du sommet.
    Bisous affectueux à tous les quatre et j’espère à bientôt de vous revoir.

  2. Merci Claire pour ce franc-parler mais qui nous concerne tous, en effet, nous sommes tous confrontés à ces mêmes problèmes.
    Et je veux dire aussi « bravo ! » à ce p’tit bout d’chou de 3 ans qui est le « messager » de Dieu. Soyez bénis vous 4.
    bises.

  3. Ce n’est que depuis très peu de temps que je découvre ce qu’est la véritable vie en Christ, grâce au blog de Paddy et du vôtre. Aujourd’hui je comprends ce qu’est choisir la Vie. Merci Claire pour ce billet. Soyez bénis, et vous l’êtes déjà.
    Continuez!

    1. Et bien un grand merci pour cet encouragement. C’est vrai que les bénédictions continuent ! Qu’il en soit de même pour vous !

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