De l’eau et des palmiers (2)

Je continue dans ce deuxième article mes quelques réflexions sur l’identité en lien avec le passage d’Exode 15 : 22-27.

Dans la première partie, j’exprimais que : nous étions réellement en Christ des hommes et des femmes libres qui avaient pourtant tendance à vivre comme des esclaves et à « (re) tourner en rond » dans les déserts ; nous avions besoin de guérir à la source et pas seulement les conséquences qui sont fréquemment des expressions de ces maux intérieurs plus profonds ; notre tendance (bien souvent inconsciente) est de nous tenir devant l’arbre du bien et du mal, agissant plus par « principes » qu’en se nourrissant à l’Arbre de Vie.

Ils arrivèrent à Élim, où il y avait douze sources d’eau et soixante-dix palmiers. Ils campèrent là, près de l’eau.
Exode 15 : 27

Cette partie ne fait que deux phrases, mais elle m’a tout de suite interpellée, c’est d’ailleurs ce qui m’a poussé à approfondir ce passage.
J’aimerais mettre l’accent non pas sur les Hébreux (qui vivaient sous l’Ancienne Alliance), mais sur notre identité à la lumière du tout accompli et de ce que Dieu veut nous dire aujourd’hui.
Comme les choses ne sont pas dans la Bible par hasard, je suis allée creuser les notions suivantes, je vous en livre une partie et libre à vous de creuser plus, ce n’est certainement que la surface.

Les sources

Développer cette partie n’est pas vraiment nécessaire, je pense. La Source, c’est Dieu lui-même. Comme il a fait sa demeure en nous, nous sommes invités à puiser à lui afin que la Source jaillisse en nous et par conséquent au travers de nous. Il a donc fait de nous des sources remplies. C’en est presque frustrant d’être parfois si souvent « asséchés » alors que l’eau de la Vie attend en notre sein que nous y plongions.

Mais si quelqu’un boit l’eau vive que je lui donne, il n’aura plus jamais soif et sera à jamais satisfait ! Car lorsque vous buvez l’eau que je vous donne, elle devient une fontaine jaillissante du Saint-Esprit, qui jaillit et vous inonde d’une vie sans fin !
Jean 4 : 14 (TPT)

Et les princes de Dieu chanteront et danseront, en chantant :
« Toute fontaine de délices jaillit de ta vie en moi !
Psaumes 87 : 7 (TPT)

Celui qui croit en moi, selon ce qu’a dit l’Écriture, des fleuves d’eau vive
couleront de son ventre.
Jean 7 : 38 (Darby)

Je te bénirai ; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction.
Gen 12 : 2

Et il y en a bien d’autres…

Les palmiers

Ah, les palmiers ! C’est ma plante préférée ! (Ce n’est pas un arbre, mais une plante géante) Depuis que je suis enfant, je rêve d’habiter dans un lieu avec des palmiers, ça arrivera un jour, j’en suis presque sûre. Attention, je vous entraine ici dans un peu de culture végétale (que j’acquière uniquement par cette recherche sur le palmier, mais c’est tellement parlant !), ainsi que de quelques références bibliques.

Les palmiers en botanique

Il existe toutes sortes de palmiers comme les cocotiers, les dattiers, les palmiers à huile, à cire, à sucre, à rotin… On en dénombre des milliers d’espèces.

Toutes les parties de la plante sont employées de manière très variée : usage alimentaire, thérapeutique, industriel, ornemental, médical ou encore comme matériau de construction dans de nombreux pays.

Les palmiers ont des racines formées en faisceaux qui plongent jusqu’aux eaux souterraines, car comme toute autre plante, le palmier aussi nécessite de l’eau (elles peuvent faire jusqu’à 20 m de longueur en zone sèche). C’est une plante qui tire sa vie de l’intérieur. Si on le retrouve dans les régions plus sèches, c’est uniquement parce qu’il y a des eaux souterraines à cet endroit (ou alors on l’arrose régulièrement).

Les palmiers ont un faux tronc ou stipe. Avant de prendre de la hauteur, le stipe du palmier se développe d’abord en largeur. Pour cette raison un palmier semble ne pas trop grandir pendant ses premières années, la croissance est très lente. C’est seulement quand la largeur finale du stipe est atteinte que la croissance en hauteur prend le dessus.

Le stipe est rempli de moelle ou de fibres, c’est un cœur tendre (raison pour laquelle on peut manger des « cœurs » de palmier)

Les palmiers n’ont qu’un seul bourgeon terminal qui ne développe qu’une feuille à la fois. Les feuilles nouvelles apparaissent une à une uniquement à partir du cœur de la plante. La nouvelle feuille, pas encore déployée, au cœur du palmier est appelée la lance. La feuille est souvent brillante et couverte d’une fine couche de cire ou elle est pliée, ceci pour éviter le dessèchement.

On appelle l’ensemble des palmes vertes, la couronne.

Je ne développe pas tous les différents fruits, mais plusieurs espèces de palmiers sont fruitiers.

Les palmiers dans la bible

Le palmier est mentionné plus de 30 fois dans la Bible. Notamment :

Et les deux battants étaient de bois d’olivier ; et il sculpta dessus des figures de chérubins, et de palmiers, et de fleurs entrouvertes, et recouvrit d’or le tout, et étendit l’or sur les chérubins et sur les palmiers.
1 Rois 6 : 3
(quand Salomon bâtit la maison de l’Éternel, également en 1 Rois 6 : 29 et 35, 1 Rois 7 : 36)

Et les fenêtres tout autour donnaient vers l’intérieur ;
et sur les piliers il y avait des palmiers.
Ézéchiel 40:16
(les palmiers sont mentionnés 9 fois dans Ézéchiel 40 et 41).

La branche de palmier était un symbole de triomphe et de victoire. Les Juifs avaient aussi une tradition de porter des branches de palmiers pendant les périodes de fête et bien sûr, nous avons tous en tête ce passage :

 Le lendemain, une grande foule qui était venue à la fête, ayant ouï dire que Jésus venait à Jérusalem, prit les rameaux des palmiers, et sortit au-devant de lui, et criait : Hosanna ! béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le roi d’Israël !
Jean 12 : 12-13

Après cela, je regardai, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l’agneau, revêtus de robes blanches
et des palmes dans leurs mains.
Apocalypse 7 : 9

Les palmiers, c’est nous ! (Je garde mon verset coup de cœur qui le confirme pour la fin de cet article)

Le campement

En plein désert, Dieu a installé son peuple sur ce campement d’Elim. Je pense que ce passage n’est pas anodin pour nous aujourd’hui. Après avoir réalisé que nous n’embrassons pas pleinement notre condition d’hommes et de femmes libres et l’amertume qui en résulte (Mara), Il nous place au sein de notre identité : « Regarde comme tu es, comprends qui tu es : une source, un palmier ».

Je trouve que ma petite recherche sur le palmier est si claire que je ne m’y attarderai pas trop. Nous puisons à la Source qui nous nourrit, depuis l’intérieur. Nos feuilles qui constitueront notre « couronne » sont « lancées » depuis le cœur, elles symbolisent le triomphe et la victoire. Mais cette croissance les premières années peut être lente. Tout est là, rien ne manque, mais il faut d’abord nous élargir avant d’être déployé vers les hauteurs (je ne parle pas ici des hauteurs célestes que nous sommes invités à visiter dès aujourd’hui depuis l’intérieur, ces visites servant d’ailleurs à notre croissance et pour porter du fruit). Cette croissance en largeur est comme la réalisation de notre identité qui peut justement prendre du temps… parce que nous mettons du temps à comprendre…

Ce matin, je disais à Eléanore « Je suis contente de te connaitre et de te découvrir », car chaque jour, je découvre un peu plus de sa personnalité, qui elle est, au fur et à mesure qu’elle grandit. C’est le même processus pour nous en tant qu’enfant de Dieu sauf que dans notre cas, notre Père céleste nous connait déjà parfaitement, c’est nous qui nous découvrons progressivement au cours de notre propre croissance.

Il y aurait tant à dire, que je vous laisse relire et voir la façon dont Dieu vous parle personnellement sur cette identité de source et de palmier.

Le nombre 12 : Élection et perfection

J’en parle dans « La Cité », ce chiffre figure de nombreuses fois dans la bible en référence à l’élection, à Dieu qui œuvre avec les hommes. Je cite une source qui dit « 12 est le nombre de ce qui est achevé, qui forme un tout, un ensemble harmonieux et parfait. Dans les civilisations judaïques antiques, il correspond à la plénitude, à l’achèvement et à l’intégralité d’une chose. »
Il représente la perfection gouvernementale, la perfection divine dans l’administration humaine.

Le nombre 70

L’œil de la source

Le nombre 70 fait référence à « Ayin », la seizième lettre de l’hébreu qui a la forme d’une fourche ou d’une fronde. (En hébreu, la valeur de la lettre Ayin est de 70 – l’alphabet hébraïque étant relié à des nombres) En fait, son pictogramme est un œil. Ayin ne représente pas uniquement l’œil, mais peut également se référer à la source, l’origine, la fontaine. Dans la bible, Ayin est traduit par œil ou source/fontaine.

On dit donc de « Ayin » qu’elle est l’œil de la source.

Plénitude et responsabilité

 70 symbolise aussi la perfection humaine dans la plénitude de sa responsabilité, ainsi que l’activité divine. (Exode 24.9, Nombres 11.16-17 & 24-25 ; Luc 10 : 1 & 17)
Ce nombre est lié à la notion de jugement (dans le droit juif, la Cour suprême, le Sanhédrin, fut composée de 70 membres, tout comme il y eut 70 anciens à l’époque de Moïse).
C’est aussi la durée de vie biblique proverbiale (Ps 90 : 10). Le nombre d’années qu’on nous accorde pour accomplir notre mission sur terre (proverbial !).

Alors Pierre, s’approchant de lui, dit : Seigneur, combien de fois mon frère pèchera-t-il contre moi, et lui pardonnerai-je ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.
Matthieu 18 : 21-22

Son peuple

Ces 12 sources et ces 70 palmiers parlent de notre identité personnelle, et également de notre identité en tant que peuple de Dieu.

Lorsque nous verrons (œil) la Source (Christ) en nous, nous pourrons être des sources pour les autres. Cela renvoie à ce verset bien connu, déjà cité dans le précédent article : « Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit ».
Ayin c’est aussi l’origine, c’est une invitation à découvrir notre origine.

Quand nous serons élargis et déployés dans notre identité (palmiers), nous pourrons manifester la perfection de ses jugements pour le monde. Imaginez l’impact d’hommes et de femmes libres dans l’expérience, embrassant et vivant leur identité complète et parfaite, et qui œuvrent ensemble ! Nous pourrons être comme ce campement d’Elim pour ceux qui vivent dans les déserts.

Mais pour cela… J’en reviens à mon premier article… Il nous faut d’abord réaliser pleinement qui nous sommes, en profondeur et laisser la Source guérir à la source ce qui a besoin de l’être pour que rien ne la retienne. Je crois vraiment que plus nous Le verrons, plus nous nous verrons, et que par conséquent ces blessures et poids (héritages familiaux, poids de nos propres errements…) seront nettoyés par l’eau de la Vie, plus (sur) naturellement encore que ce que nous avons eu l’habitude de vivre jusqu’ici.

Alors par-dessus tout, garde les émotions de ton cœur, car elles affectent tout ce que tu es. Fais attention au bien-être de ton être le plus profond,
car de là jaillit la source de la vie.
Proverbes 4 : 23 (TPT)

Nous ne faisons pas attention au bien-être de notre être profond par des principes, mais depuis la Source. Bien entendu, Christ en nous nous conduira toujours à des choix et à des actions concrètes qui manifesteront notre statut d’hommes et de femmes libres. Je veux vraiment apprendre à ne pas inverser le processus : ce n’est pas l’obéissance au commandement qui amène la vie, c’est la Vie qui nous permet d’obéir à ce qu’Il nous commande de faire, pour notre bien.

Mon encouragement personnel

Pour finir, j’avais envie de vous partager la façon dont Dieu m’a encouragé aussi au travers de ce passage. C’est très personnel, mais je sais que certains de nos lecteurs aiment les témoignages prophétiques (en attendant plus de témoignages de miracles…).
Pour notre mariage, nous avions inscrit ce verset sur notre faire part :

L’Éternel est ma forteresse, mon rocher, mon libérateur.
Il est mon Dieu, le roc solide où je me réfugie.
Il est mon Sauveur tout-puissant, mon rempart et mon bouclier.
Psaume 18:2

Je me suis demandé les toutes premières années pourquoi ce choix de verset, car il ne fait pas vraiment très mariage. Quand nous avons ensuite commencé à enchainer les épreuves, particulièrement à la naissance de Lévi, j’ai compris. Le Psaume 18 est devenu, et cela s’approfondit encore aujourd’hui, comme une arme de bataille pour nous (si vous le relisez, bien entendu, nous ne combattons pas avec Fabien contre les « hommes qui nous veulent du mal » !). Nous avions également demandé à une amie de chanter ce chant : https://www.youtube.com/watch?v=GO1q71x9Dls qui fait référence à ce verset du faire-part. Mais en plus, nous avions choisi un chant pour notre entrée à la cérémonie qui ne me paraissait pas des plus appropriés à cause des paroles, vraies, mais étranges dans ce contexte où nous allions bien. Et pourtant c’était vraiment celui que je voulais : https://www.youtube.com/watch?v=VmiebkAEzfc (Quand tu fais appel à Jésus, toutes choses sont possibles). C’est donc sur ce chant que je me suis approchée de Fabien alors que j’allais devenir sa femme.

Comme je le disais plus haut, le palmier était déjà ma plante préférée sans connaitre toutes les choses citées précédemment. Notre mariage était donc rempli de palmiers ! Il y en avait au moment de passer la porte pour notre entrée dans l’église, puis des palmes étaient accrochées tout le long de l’allée centrale qui menait à l’estrade. Nous avons donc effectué une entrée en « célibataire » puis une sortie en couple en traversant cette allée de palmes, un peu comme lorsque Jésus passait au milieu de la foule (et qui peut symboliser aussi le miracle de la mer rouge qui s’ouvre victorieusement). Il y avait également un palmier juste derrière nous, dont les feuilles nous « recouvrait », pendant tout le temps de cérémonie. Et les palmiers étaient déplacés sur les lieux de notre passage : sortie d’église, salle des fêtes… 

C’était donc très fort pour moi d’assembler tous ces éléments et de voir que bien sûr, Dieu connaissait les épreuves par lesquelles nous allions passer et qu’il nous encourageait à l’avance, prophétiquement. Au travers de tous ces éléments et de ces palmiers verdoyants, il nous promettait déjà son secours, sa libération et la victoire ! Mais il parlait aussi de nous, de notre identité, comme il parle de vous :

Oui ! Regarde comment tu as fait fleurir tous tes amoureux comme des palmiers, chacun poussant dans la victoire, debout avec force ! Tu les as transplantés dans ta cour céleste, où ils prospèrent devant toi. Car en ta présence, ils abonderont encore et seront oints. Même dans leur vieillesse, ils resteront frais,
portant des fruits succulents et demeurant fidèles.
PS 92 : 12 (TPT)

 Il y aurait encore beaucoup à dire, mais je vous laisse avec ces quelques réflexions à approfondir, ce merveilleux verset et ces photos de notre mariage. À la Source, palmiers au cœur tendre !

 

 

 

Une réponse sur “De l’eau et des palmiers (2)”

  1. MAGNIFIQUE, Claire ! Merci infiniment !
    Ça me parle tellement ! Et tant de notions et de mots que tu emploies dans tout ce que tu développes ici, qui résonnent fort en moi, avec un impact et une saveur toutes particulières !
    Merci aussi pour tes précieuses et enrichissantes recherches sur le palmier, ma petite botaniste en herbe 😉 c’est trop beau !
    Et la cerise sur le gâteau, c’est d’une part les chants que tu mentionnes et que j’ai écouté, (je ne les connaissais pas, ils sont très beaux et m’ont beaucoup touché), et d’autre part vos « bouilles d’amour » sur vos photos de mariage ! 😍

    Merci encore !
    À la Source, ma forte et tendre Claire ! ❤️

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