Doux et léger

« Es-tu fatigué, portes-tu un lourd fardeau ? Alors viens à moi; je rafraichirai ta vie, car je suis ton oasis. Unis simplement ta vie à la mienne. Apprends mes voies et tu découvriras que je suis doux, humble, facile à satisfaire. Tu trouveras le rafraichissement et le repos en moi. Tout ce que je demanderai de toi sera agréable et facile à porter. » (Matthieu 11:28-30, vers. TPT)

Pourquoi sommes-nous fatigués ? Frustrés ? Découragés ? Parfois même oppressés, comme si nous portions – alors que nous avons pourtant choisi de marcher avec Christ – un fardeau pesant et qui semble ne pas vouloir nous quitter.

Il n’y a pas qu’une seule réponse… Il y a des fardeaux que l’on porte parce que nous ne sommes pas prêts à tout abandonner. Dans les discours, nous le sommes souvent ! Mais au fond, tout au fond… pas vraiment. Il y a aussi les fardeaux qui sont accrochés à nous dont nous n’avons pas toujours conscience et qui pèsent sur nos vies. Des « sacs » qu’on se transmet, de génération en génération, une sorte de bagage du souvenir, un héritage. Alors quand on y ajoute nos propres « objets », glanés par-ci par là, que nous avons trouvés en sortant un peu (ou beaucoup) du chemin tracé par Jésus, on finit par se sentir encore plus alourdis. Il y a aussi tous les efforts que nous mettons à avancer sur Le chemin parfait, mais on trime, on s’énerve et on se fatigue. Ça n’avance pas aussi vite qu’on le voudrait ou alors pas dans la direction qu’on aimerait, là, maintenant. Et il y a beaucoup d’autres « Il y a »…

ET, il y a surtout ce que Jésus nous dit : « mon joug est doux, et mon fardeau léger ».

Il n’a pas dit que nous n’aurions rien à porter. Il a des choses à nous confier en tant que guerriers de son Royaume. Par contre, il nous dit que cela sera agréable et facile, si notre vie est unie à la Sienne et si nous comprenons qu’il est facile à satisfaire.

Il est tout suffisant. Il sait mieux que nous ce dont nous avons vraiment besoin. Il connait les temps. Il connait les moyens. Il est sûr et certain que ce que nous abandonnerons de notre lourd bagage, pour Lui, sera remplacé par une portion, une pépite, un trésor de Son Ciel, un héritage du Royaume. Tout ce que nous abandonnons est remplacé par Lui et il est léger à porter.

J’abandonne ma propre justice pour Sa justice.
J’abandonne mes peurs pour Sa paix.
J’abandonne mes désirs personnels pour Ses rêves merveilleux.
J’abandonne mes critiques (envers les autres et envers moi-même) pour Sa bienveillance et Son honneur.
J’abandonne mes prisons pour Sa liberté.
J’abandonne le chemin qui me semble le mieux adapté, pour Jésus, le seul Chemin.

Je ne m’étais pas aperçue d’un lourd fardeau que je portais (encore un !). J’ai témoigné il y a quelques semaines d’un éclairage sur le masochisme moral que je subissais. Quelques temps après, j’ai eu le droit à une nouvelle lumière sur une racine liée. Je vais faire court cette fois-ci. Si, si…

J’avais tellement le désir de « bien faire » = faire/être comme Jésus, que je me fatiguais beaucoup la tête, inconsciemment, en cherchant à me perfectionner et si possible rapidement. Pas une perfection physique ou de compétence non, la « perfection de Christ ». Quand en 2009 nous nous sommes pris une grande claque en réalisant la noirceur de nos motivations et actions – bien souvent religieuses – nous avons eu une vraie repentance de coeur. J’avais pris aussi conscience de l’orgueil qu’il y avait dans ma vie et je n’en voulais pas du tout. J’ai donc continué sur ce chemin de repentance sans trop savoir à quel moment j’ai également « dévié » dans un perfectionnement humain. Je ne jette pas tout, Dieu continuait avec amour à me faire croitre dans la manifestation de la parfaite création que je suis. Seulement, j’y ajoutais beaucoup de moi. J’ai vécu des temps assez désagréables d’angoisses en acceptant des mensonges qui m’accusaient. J’étais la principale accusatrice. Je cherchais à vivre l’humilité et à me remettre en question autant que possible. Ma tête en était « bouillonnante ». Il y avait des choses qui étaient vraies, d’autres partiellement vraies et d’autres complètement fausses. Dans tous les cas, ce n’était pas l’oeuvre de Dieu. Je voulais précipiter les choses et avancer plus vite qu’Il ne le voulait Lui et surtout pas à Sa façon. Dieu m’a révélé cela (et bien d’autres choses sur le sujet), après un temps de prière avec Fabien un soir puis j’ai fait un rêve la nuit même qui en a rajouté une couche. Je partais justement pour deux jours afin de passer du temps de repos avec Lui. Je n’étais pas dans un bel état intérieur, je savais que c’était le parfait timing.

J’ai donc profité de ces deux jours et dès la première après-midi un chant m’est venu en tête. C’est un « vieux » chant :

« C’est ton sang qui purifie, c’est ton sang qui donne la vie, c’est ton sang qui a coulé, oui ton sang précieux m’a racheté. Je suis plus blanc, plus blanc que la neige, que la neige. Oh Jésus, toi l’Agneau immolé. »

Il est sorti du plus profond de mes tripes, je l’ai chanté, chanté, rechanté et il prenait vie en moi. Quel bien !
Son sang est suffisant et c’est lui qui purifie.
Ce chant ne m’a pas quitté depuis et je le chante régulièrement car il me réajuste en regardant à Lui et à ce que son sang versé a accompli pour moi (pour nous tous).
Il m’a aussi plongé dans une fraiche et profonde révélation de ce qu’il dit de moi dans le Cantique des cantiques.

Je le savais bien pourtant qu’il ne fallait pas « faire » mais « Etre »… Je ne sais pas à quel moment la religiosité m’a agrippé, à nouveau, dans ce domaine. On peut le savoir « d’Etre », le vivre c’est autre chose. Donc…

J’abandonne mes efforts personnels (de sainteté pour ma part) pour Son repos.
Et !
J’abandonne aussi la vitesse à laquelle ce chemin va être parcouru (non sans un petit « soupir » de frustration… quand même… mais finalement, est-ce que ça n’avancera justement pas plus vite ? 😉 ).

La perfection est un chemin, la perfection est une Personne.
C’est Jésus Christ. Il est cette personne et Il est ce chemin (que je l’aime !).
Vous pouvez remplacer le mot « perfection » par le mot « amour », « joie », etc.

Son repos c’est aussi accepter de faire des pauses. Pas des pauses de Lui, non. Accepter d’accueillir une nouvelle étape, prendre le temps de la vivre avant d’avancer vers la prochaine, celle qu’il a prévue.

Continuons de nous délester, de nous abandonner en Lui, de simplement le porter Lui…

10 réponses sur “Doux et léger”

  1. C’est top, comme d’hab
    Ta liste d’abandons définit bien le programme (qui est pour chacun).

    Sympa ta version TPT
    En voici une autre, THE MESSAGE d’Eugene Peterson

    Êtes-vous fatigués? usé? brûlé (en burn out) par rapport à la religion? Venez à moi. Échappez-vous avec moi et vous retrouverez votre vie. Je vous montrerai comment prendre un repos réel. Marchez avec moi et travaillez avec moi, observez comment je le fais. Apprenez les rythmes spontanés de la grâce. Je ne poserai rien de lourd ou de mal adapté sur vous. Restez en ma compagnie et vous apprendrez à vivre librement et légèrement.

  2. C’est fou, ce matin, dans un temps de prière, j’ai prononcé exactement les mêmes mots : «L’amour est une personne, c’est Jésus-Christ ! La vie éternelle est une personne, c’est Jésus-Christ, etc… » Ça me réjouit et m’encourage tellement de réaliser qu’on puisse être autant synchro et sur la même longueur d’ondes 😉 !

    Merci pour ce billet qui est encore une fois magnifique et fait tellement écho !
    Et oui, l’abandon en LUI produit toujours des fruits délicieux. Et je dirais qu’un des premiers c’est la liberté : on est libres de tout, libres de nous-mêmes, libres d’aimer, de pardonner, etc…
    Alors je te souhaite de te délecter de ces fruits :-))
    Haha…  « la tête bouillonnante », je trouve l’expression très parlante 😉 ! Je te remercie infiniment pour tous tes mots et tes partages toujours si justes et si touchants.
    Et puis, au travers de ce billet, je t’ai sentie toute douce et toute légère, exactement comme le titre de ton article, et ça fait du bien ! Merci encore.
    Bises !

    1. Super pour la même longueur d’ondes 🙂
      Et toujours tes gentils mots.
      C’est un peu ça oui « doux et léger » en ce moment, mais il faut garder le cap pour y rester. Ce sont des abandons réguliers pour demeurer en Lui !
      Quelle aventure !
      Bises

  3. Dans le mot joug, avec sa signification de maintenir liés 2 bœufs pour qu’ils avancent ensemble, j’y vois aussi ce désir de son coeur d’être unis avec nous pour avancer.
    Un p’tit clin d’œil à Patrick car c’est une dimension qu’il a éclairé en moi dernièrement 😉 !
    Et merci pour ce partage 😍 hâte de vous revoir pour partager de vive voix (ça fait trop longtemps 😏)! 😘

  4. Toujours aussi impactants tes post ma belle et toujours avec beaucoup d’humilité❣️ Merci beaucoup ! Bon les posts à Fabien aussi 😉.

  5. Coucou, me revoilà 😉 !
    Après un temps de prière, j’ai eu envie d’écrire ce petit poème qui décrivait ce que j’avais ressenti et j’ai eu envie de le partager ici, car je trouve qu’il colle bien au sujet. Il s’appelle : « Plume »

    Soulevée de terre par tes bras d’amour,
    Plus légère qu’une plume, je me suis sentie.

    En appesanteur et portée sur ton coeur,
    Plus aucune peur ne pèse sur ma vie.

    J’abandonne ma tête sur ton sein béni,
    Rassurée par Ta voix, Tes paroles de vie.

    Ta douceur et Ta force m’ont enveloppé,
    Dans tes bras d’Amour, Jésus, je veux rester !

    😘

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