Honorer nos Révélations

Peut-être que sans le réaliser, nous, les enfants de Dieu, nous courons souvent après de nouvelles connaissances. Je crois que notre société, à tendance très cognitive pour l’acquisition des nouveautés, nous a pollués plus qu’on ne l’imagine. 

Dieu, récemment et à plusieurs reprises, m’a montré à nouveau comment j’avais laissé de côté certaines révélations données. Et cela pour plusieurs raisons, mais l’une d’entre elles impliquait cette quête aux nouvelles « connaissances ». Et cela m’a coûté… c’est sûr. Bien entendu, ce n’est pas une punition de mon Dieu aimant, mais une conséquence d’un manque de considération et d’honneur de ma part envers ce qu’Il m’avait déjà dévoilé. (Ce qui est un scénario différent d’une saison où l’Esprit peut ranimer un approfondissement d’une « ancienne » révélation de Dieu.)

Aujourd’hui, je ne pourrais que nous encourager toujours plus à persévérer dans des révélations que nous pensons être « dépassées », comparées à des connaissances plus attrayantes ou stimulantes pour nos neurones. C’est un sujet déjà abordé dans ce blog, mais c’est une période de ma vie où je tiens à le répéter. 

En regardant dans mes archives, je me suis aperçu que Dieu fait remonter des révélations qui datent de 2014, 2008, 2007… Et je réalise combien j’ai à puiser aujourd’hui en celles que j’avais laissées de côté – prématurément – sans le réaliser. 

Ah ! Quand on pense « savoir » un peu trop rapidement ; « Mais oui ce sujet, je connais j’en ai fait le tour… ». Vous me direz, quelle ironie d’avoir ce raisonnement lorsqu’on parle de connaître un Dieu infini…

Et enfin, n’allez pas trop vite à jeter le bébé avec l’eau du bain. Car je l’ai souvent fait moi-même. Et maintenant, c’est une période de profonde humiliation de récupérer « le bébé trempé ». Mais c’est tellement bon. Ca révèle des strates d’orgueil qu’on ne voyait pas, cela ouvre de nouveau avec un esprit tranquille et sans jugement à des choses qu’on « jaugeait » périmées. Je crois qu’on n’imagine pas combien on peut « se cloîtrer » dans une nouvelle tendance d’enseignement, sans se rendre compte qu’on ferme littéralement nos entrailles à ce que nous estimons « ancien ». 

Ce petit texte sera peut être incompréhensible ou trop vague pour certains, mais d’autres comprendront très bien ce chemin. 

« Il leur dit : Ainsi, chaque enseignant et interprète des Écrits sacrés instruit et formé pour le royaume des cieux et devenu un disciple, est comme un maître de maison qui sort de son entrepôt un trésor qui est nouveau et ancien [le frais ainsi que le familier].» (Mt 13:52, v. AMP traduit en français)

3 réponses sur “Honorer nos Révélations”

  1. C’est tellement juste ce que tu partages Fabien, c’est ce qui me travaille en ce moment. Merci pour ta profondeur de cœur et ton humilité. Bises bises

  2. Ah la la, mais y aurait-il un mouchard sur les ondes ? 😉 J’ai aussi été « interpellée » dernièrement sur le sujet et ce que tu nous partages avec des pensées et des mots très justes, m’encourage dans cette réflexion. Merci !
    Et oui, se « débarrasser » un peu vite de l’ancien pour courir après le nouveau, ça peut être un piège. Sans trop rentrer dans les détails, pour ma part, il y a des moments où j’en aurais presque oublié certains « fondements » jugés un peu trop simples, pour une boulimie de nouveauté, que je trouvais plus excitante. Orgueil, tu disais ? Alors moi, j’ai décroché la palme quand l’idée m’a effleurée que mes temps de prière pourraient devenir ennuyeux si je restais sur les mêmes sujets ! Ohhhh…. (bon, effleuré seulement, hein), mais mon Père qui est fidèle et bon m’a rappelée et ramenée à sa simplicité, sa spontanéité, sa fluidité…
    Il est écrit que « la connaissance enfle et que la charité (l’amour) édifie ». N’est-ce donc pas de l’amour pur et véritable que de chérir, honorer comme tu dis si bien, persévérer dans les révélations que Dieu nous a donné ? De les considérer toutes, qu’elles soient anciennes ou nouvelles, simples ou plus complexes, chacune à leur juste valeur, c’est-à-dire comme les soutènements qui construisent petit à petit et soutiennent la charpente de l’édifice ? Et de continuer tout simplement à en faire ses délices ?
    Un peu comme ceux qui savent que le vrai bonheur est de continuer d’aimer ce qu’ils possèdent déjà…
    Et puis le passage que tu cites à la fin du billet, où il est question du trésor ancien et nouveau, me fait penser à St Augustin lorsqu’il parle de la « Beauté si ancienne et si nouvelle ».

    Bon voilà, je me suis encore laissée emporter !… Le Sadhu sundar singh pensait à l’époque où on se posait la question sur la liberté de prise de parole des femmes dans l’église qu’elles avaient bien évidemment les mêmes droits que les hommes, mais il avait ajouté qu’à son goût, certaines parlaient trop. Je pense que s’il m’avait connue à l’époque, il aurait prononcé cette parole avec une spéciale dédicace à mon intention 😉
    Bises les amis !

  3. Salut Fabien,
    je ne peux qu’adhérer à ce constat.
    Une simple image qui me revient souvent,
    bien souvent nous contemplons les beaux fruits de l’arbre, et même l’arbre dans sa partie visible, mais nous oublions que l’arbre a des racines qui sont bien enfouies sous la terre.
    Ce sont ses racines qui puisent l’eau à la source.
    L’Amour est la Source d’eau vive qui , vivifie, édifie …
    Merci pour ce partage édifiant !
    Que l’Esprit continue à t’enseigner !
    Shalom.

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