Jésus a Soufflé

Et quand il eut dit cela, il souffla sur eux et leur dit: Recevez l’esprit saint. (Jean 20:22)

Lorsque Jésus dit aux disciples de recevoir l’esprit saint qu’Il est en train de souffler sur eux, on lit en fait deux réalités différentes.

La première est objective et ne dépend pas de l’expérience humaine subjective. Elle décrit Jésus qui a soufflé son esprit sur les disciples, qu’ils le veuillent ou non ! L’Homme ne pouvait pas empêcher la parole et le souffle de Christ ! C’est la réalité divine accomplie. (Rm 10:8)

Il en va de même pour ma parole, celle qui sort de ma bouche: elle ne revient pas à moi sans effet, sans avoir fait ce que je désire et rempli la mission que je lui ai confiée. (Esaie 55:11)

La deuxième réalité est subjective, celle que pouvaient expérimenter personnellement ou non les disciples. C’est à dire celle de recevoir ou non, ou plutôt de saisir ou non ce que Jésus a soufflé sur eux. Les disciples ne pouvaient rien changer au fait que Jésus soufflait l’esprit sur eux. Par contre ils pouvaient croire, recevoir, saisir ce qui s’est accompli.

Dieu à travers l’oeuvre de Christ a pris l’initiative d’accomplir tout son dessein bienveillant concernant l’Humanité (Eph 1). Et l’Eglise est appelée à annoncer la même chose à l’Homme que ce que Jésus a dit aux disciples : « Recevez l’esprit saint ». Autrement dit, croyez en ce que Dieu a déjà fait en votre faveur et qui est la réalité absolue, au-delà même de votre expérience personnelle. (Col 1:27-28, Ac 17:28)

L’Evangile est la déclaration de ce que Dieu a déjà accompli pour l’Humanité, qu’elle le croit ou non, l’esprit de Christ est soufflée en elle ! L’Evangile dévoile l’Epoux épris de Sa création qui a déjà tout préparé pour elle. C’est toujours Son Amour qui éveille une réponse de nos coeurs !

« Je vous ai aimée tard, beauté si ancienne, beauté si nouvelle, je vous ai aimée tard. Mais quoi ! vous étiez au dedans, moi au dehors de moi-même; et c’est au dehors que je vous cherchais; et je poursuivais de ma laideur la beauté de vos créatures. Vous étiez avec moi, et je n’étais pas avec vous; retenu loin de vous par tout ce qui, sans vous, ne serait que néant. Vous m’’appelez, et voilà que votre cri force la surdité de mon oreille ; votre splendeur rayonne, elle chasse mon aveuglement; votre parfum, je le respire, et voilà que je soupire pour vous ; je vous ai goûté, et me voilà dévoré de faim et de soi f; vous m’’avez touché, et je brûle du désir de votre paix. » Saint Augustin (Un des Pères de l’Eglise, 4ème siècle)

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