La Présence qui Prévaut

« …tu es à moi. Quand tu traverseras les eaux, je serai avec toi; et les fleuves, ils ne te submergeront point. Quand tu passeras par le feu, tu n’en seras pas brûlé, et la flamme ne te consumera pas » (Esaie 43:1-2)

Où irais-je loin de ton Esprit, et où fuirais-je loin de ta face ? Si je monte aux cieux, tu y es; si je me couche au séjour des morts, t’y voilà. » (Psaumes 139:7-8)

Réalisons-nous vraiment ce que veut dire David lorsqu’il confesse qu’il ne peut échapper à la présence de Dieu ?

L’apôtre Paul nous enseigne que nous sommes le sanctuaire de l’Esprit de Dieu. Il nous enseigne que nous avons reçu la mesure de Christ. Qu’est-ce que cette mesure ? Ni plus ni moins que toute la plénitude de Dieu en nous. Si notre esprit se limite (= ou « s’illimite ») à l’omniprésence de Dieu, de quoi sommes-nous censés avoir conscience ?…

Dieu est en fait l’infinie présence de notre esprit, car nous sommes désormais unis à l’esprit de Christ, ne formant plus qu’un seul esprit : l’unité parfaite d’amour indissociable. (Malgré que l’Homme tente bien souvent de les séparer…). Et si Dieu pouvait et voulait à lui seul être notre conscience de toutes choses ? Ou dit autrement, et s’Il devenait pour nous l’unique Présence, celle au-delà de tout, celle à laquelle nous sommes éveillés ?

Dans le domaine spirituel, l’Homme s’est ouvert à cerner toutes sortes de présence, bénéfique et maléfique, bonne et mauvaise, angélique et démoniaque. Le but n’est pas de nier les différents types de présences spirituelles. La réflexion porte plutôt sur notre première vocation et vision à laquelle Jésus nous a appelée.

Lorsqu’il était reproché à Jésus de chasser les démons par le chef des démons, Jésus a exprimé une perception complètement différente. Généralement, l’Eglise est restée sur le fait qu’il montrait la véritable origine de son autorité, celle provenant de Dieu. Mais en parallèle ou plutôt au-delà de cela, Jésus avait cultivé l’œil simple, l’oeil unique. A travers cet unique discernement et œil spirituel, il percevait le Royaume, l’unique Présence de L’Esprit qui domine sur tout lorsque les fils de l’Homme le voient.

Jésus transcendait le discernement de tout type de présences spirituelles par celui qui importe vraiment, celui de la seule Présence qui règne sur tout – à condition que l’Homme le discerne pour lui-même et les autres. Jésus ne rentrait pas dans l’argumentation d’une bataille spirituelle, il pointait constamment du doigt ce qu’il percevait : Le Royaume de Dieu. Demeurer dans la réalité du Royaume établi sur terre, celui au-dedans de nous, celui dans lequel avant toutes autres réalités spirituelles subsiste notre mouvement, être et vie !

Je reviens maintenant à ma première question… Avons-nous vraiment réalisé ce que David déclarait : « Où irais-je loin de ton Esprit, et où fuirais-je loin de ta face ? Si je monte aux cieux, tu y es; si je me couche au séjour des morts, t’y voilà. » (Psaumes 139:7-8)

Dieu est devenu la mesure « infinie » de notre esprit grâce à l’union en Christ. Dieu peut être, si nous cultivons cette conscience, notre seul Tout, au-delà même de toutes autres réalités spirituelles (Col 3:1-3). Paul nous en parle lorsqu’il nous encourage à aspirer aux choses d’en-haut, là où nous sommes assis avec Christ à la droite de Dieu. C’est à dire au-dessus de tout, au-delà de tout ! Sa Bonté peut devenir notre Seul environnement parce que nous réalisons de plus en plus profondément que rien n’existe en dehors de « notre esprit » !

Oui, ça peut choquer…

Et quand je dis « notre esprit », je le choisis délibérément car lorsque nous saisissons le sens de l’union en Christ alors nous parlons désormais en terme « d’un seul esprit » et non plus deux ! Paul parlera de ce grand mystère entre l’Eglise et Christ. « Ils ne formeront plus qu’une seule chair » ! Nous sommes souvent passés à côté ou du moins avons souvent réduit l’impact d’une saine appropriation de qui est Dieu, parce que nous continuons de séparer, scinder, disséquer l’union divine en Christ. Notre esprit qui s’attache à Son Esprit ne font plus qu’Un – nous sommes devenus une nouvelle création en Christ. Tout est devenu nouveau. C’est ce que les écritures appellent « être héritier » de Dieu. Ainsi, en dehors de notre « esprit&Esprit » rien n’existe ! (Puisque tout subsiste par Christ). Là encore, prenons juste le temps de le méditer…

Une question vitale pour notre « christianisme » et nous-mêmes : Quelle réalité spirituelle, ou présence décidons-nous de percevoir au-delà de tout ?
Quel œil unique voulons-nous choisir ? 

Car il sera fait selon notre foi, selon ce que nous « voyons » et dont nous « avons conscience ». Ainsi l’Unique Présence qui doit prévaloir, prévaudra !

Une pensée sur “La Présence qui Prévaut”

  1. Quel réconfort et quelle sensation de sécurité à la lecture de ces versets du Psaume 139! « Où fuirais-je loin de ta face »!…non pas parce que Dieu va me poursuivre 😅 (ce qui peut être même perçu de façon péjorative parfois), mais bien parce que mon esprit, mon être, sont indissociables du Sien ! Ce qui m’a fait un jour m’écrier : « Seigneur, à qui d’autre qu’à toi irions nous?… »
    Merci Fabien pour ce billet et ce rappel qui fait du bien!
    Soyez bénis, et plein de bises à tous!

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