Le Paradoxe de l’Evangile dans l’Adversité…

« je suis pleinement réconforté, débordant de joie au milieu de toutes nos tribulations. (2 Corinthiens 7:4)

Est-ce un christianisme à la guimauve de croire que même au milieu des pires persécutions et difficultés, la joie de Christ triomphe, et triomphe même en surabondance ? Non, et d’ailleurs l’apôtre Paul entre autres nous en témoigne dans ses lettres.

Lorsque notre expérience manque de cette réalité, il y paraît comme une sorte de contradiction impossible entre la souffrance, voir la tristesse et le jaillissement intérieur de joie. Pourtant, c’est bien le fond même du message de Christ ! Un royaume intérieur, celui de Dieu qui est victorieux en tout et sur tout, mais pas forcément en changeant nos circonstances extérieures ! (Rm 14:17)

Jésus déclare que de ses propres eaux vives, notre coeur en devient lui-même une source abondante quelque soit la situation (Jn 4:14) ! Jésus ne nous a pas donné la joie comme le monde la donnerait avec ses hauts et ses bas, mais comme comme un fleuve d’eau vive constant qui ne cesse de s’élargir en nous dans la jubilation de son Amour invincible. (Jn 17:13 / Jn 14:27)

Comme Paul l’écrit en 2 Corinthiens 7/4, il est « huperperisseuo chara« , littéralement il est en « super surabondance de joie » ! On image bien ce Paul de Tarse qui essaie tant bien que mal d’exprimer sa réjouissance intérieure indescriptible au milieu même de ses persécutions, tribulations et détresses ! Voilà le mystère et le paradoxe de l’Evangile de Christ : la nature divine s’est tissée avec perfection à la nature humaine, non pas en l’annulant, mais en la transcendant dans toutes ses limites ! (2 Pi 1:4)

C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les insultes, dans les détresses, dans les persécutions, dans les angoisses pour Christ, car quand je suis faible, c’est alors que je suis fort. (2 Corinthians 12:10)

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