Mamans, vous avez des besoins ?

Je ne savais pas trop comment intituler ce billet.
En fait il s’adresse particulièrement aux jeunes mamans. Mais qui sais, peut être que vous pourrez y trouver des choses qui vous interpelleront malgré tout.
Comme beaucoup de mes billets, je découvre et apprends des vérités (choisir la joie, les paroles de vie…), des outils concrets à mettre en place, ça ne veut pas dire que j’y arrive encore et toujours… Soyons honnêtes, il y a encore une grande marge de progrès.
D’ailleurs sur ce sujet que je vais aborder, j’ai encore beaucoup à découvrir et surtout à « pratiquer ». Et qui sais, peut être que vos commentaires à la suite de ce billet pourront y contribuer !
Alors c’est parti !

Lorsque je suis devenue maman j’ai découvert que quelque chose se crée en nous, un besoin inné qui a toute son importance : celui de répondre aux besoins de nos enfants. Mais parfois, ce besoin peut prendre une place plus grande que nous ne l’aurions pensé ou imaginé.

Quand j’étais enceinte de notre premier enfant, j’ai mis le nez dans un peu de documentation, sur le net et ailleurs. Parce que finalement j’avais déjà tout un tas d’idées de ce qu’il faudrait faire ou pas avec un enfant mais clairement, je ne partais que de la tradition et l’expérience de gens autour de moi qui avaient à peu près tous le même discours ou façon de faire. Je n’étais même pas encore clairement consciente qu’une réforme avait besoin de naître en moi dans cette dimension de la maternité, j’avais tout à apprendre et j’avais déjà ce désir en moi, de faire le mieux possible pour prendre soin de ce petit être qui nous étais confié.
Et très vite j’ai découvert au fur et à mesure de mes lectures que ce que je voyais autour de moi, généralement, n’est pas ce qui raisonnait le plus au fond de moi. Pourtant les principes semblaient efficaces. Mais j’ai découvert les bienfaits de l’allaitement maternel, le lien de proximité parent/enfant, le portage, la communication bienveillante, l’accouchement naturel… Et tout cela me semblait bon.
De beaux idéaux qui sur le papier semblaient faciles à mettre en pratique et dont le but premier était le bien-être de l’enfant.
Dans le concret je me suis rendue compte… que ce n’était pas si évident que cela.
Finalement après 7h de contractions douloureuses (dans les reins), j’ai fait appel à la péridurale pour mon premier accouchement ! En même temps ça pourrait être un regret (ça l’a été) mais d’un autre côté je le dis avec humilité, justement pour toutes les mamans à venir qui me lisent, c’était simplement là où j’en étais ce jour-là. Je ne me sentais pas assez forte, c’est là où j’en étais donc je n’ai pas à le regretter, ni à culpabiliser. Après il y a eu deux autres naissances, naturelles cette fois, parce que simplement la conviction en moi était devenue plus forte et d’une certaine manière, moi aussi.
Le 1er mois de ce 1er allaitement, j’avais des crevasses, en sang. Beaucoup de femmes auraient abandonné depuis plus longtemps que moi… Et sans doute que d’autres auraient moins pleuré ! La belle photo d’un enfant au sein et d’une maman paisible, visible dans les magasines, n’a jamais été mon cas lors du premier mois de chacun de mes allaitements.
Et puis j’ai découvert avec ce premier garçon qui grandissait et dont les réactions étaient parfois violentes pour moi (crises, opposition…) que l’éducation n’est pas si simple que ça. Et cela me mettait face à mes propres réactions parfois déstabilisantes et qui n’étaient ni le reflet de ce que j’avais l’impression d’être et encore moins de ce que je voulais manifester en tant que maman. Je commençais je crois, sans m’en rendre compte, à apprendre l’humilité.
Et je le découvre encore plus aujourd’hui. Parce que quand tout roule, que vous êtes une super maman qui allaite à merveille, dont les enfants se tiennent bien, qui entretient sa maison avec classe, qui accouche comme une reine, dont la maison est parfaitement rangée et brillante, etc. etc., vous pouvez vite, inconsciemment, regarder ce qui semble moins rouler chez celle d’à côté ou voir ce que vous, vous feriez différemment. Et clairement je me rends compte que ça a pu m’arriver. Mes trois allaitements n’ont pas été évidents et c’est encore le cas avec le petit dernier et franchement quand je voyais des femmes qui abandonnaient dès le lendemain parce que ça faisait mal, ça m’agaçait ! Parce que je ne voyais pas ce que Dieu voyait lui et qu’il ne jugeait pas : là où chacune en est au moment présent.
Cet été j’ai eu l’occasion de partager avec d’autres mamans d’enfants en bas âge comme moi. Ce que l’une d’entre elle a dit s’est inscrit en moi et me parle beaucoup depuis. Elle me disait que lorsqu’elle se levait la nuit pour son enfant, une fois ça allait. Deux fois aussi. Mais la troisième si elle se levait c’était déjà plus que ce qu’elle ne pouvait supporter, ça devenait donc violent pour elle. Et elle ne se respectait plus et c’est là que ça pouvait déborder. Et que dans ce cas le mieux aussi bien pour elle que pour son enfant était sans doute de ne pas se lever. Cela allait à l’inverse de mon idéal qui est de se lever pour répondre aux appels de « détresse » de son enfant… mais en même temps c’était tellement juste. Pourquoi aller au-delà de nos limites du « maintenant » ? Moi j’arrivais à répondre aux demandes de mon enfant 10 à 15 fois par nuit mais il me semble quand même que dans de nombreux domaines, j’ai dépassé mes limites !
Et si nous arrêtions de regarder la maman d’à côté en subissant une certaine pression de ce qu’elle à l’air de faire mieux, d’être plus ceci, plus cela. Mais aussi de cesser de regarder à côté en se disant qu’unetelle devrait faire plutôt comme ceci ou cela. En plus, ce qui se passe en public n’est pas toujours le reflet de ce qui se passe en privé !
Par contre de puiser de l’inspiration chez l’autre, de l’encouragement à faire différemment oui. De dégager quelque chose qui peut éclairer l’autre dans sa façon de faire ou penser oui.
Dans ces domaines, j’ai beaucoup à apprendre ! Ne pas idéaliser la maman d’à côté et ne pas juger l’autre de ce qu’elle semble ne pas faire ce qu’il faudrait.
Nous sommes toutes des femmes différentes. Notre vécu est différent. Nous ne sommes pas toutes égales face à la douleur par exemple. La façon dont nous avons grandi, dont nous avons été éduquées, les lectures que nous avons faites ou pas, la manière dont nous pensons et voyons les choses dans le « maintenant » peut beaucoup  nous influencer, sans que cela ne soit conscient. En plus chaque enfant est différent et chaque contexte familial aussi. Et puis certaines femmes peuvent porter plus que d’autres, c’est un peu mon cas et comme je vais l’expliquer par la suite, ce n’est pas toujours bon non plus !

En fin d’année dernière, Dieu a commencé à me parler parce que j’ai découvert que j’étais en « burn out maternel ». Un ainé pas facile à gérer, un second qui porte un handicap, un troisième considéré comme « bébé aux besoins intenses » et qui me réveillait (et c’est encore le cas à ce jour où j’écris), 10 à 15 fois par nuits, sans une seule nuit de répit.
Je vivais un épuisement physiologique, émotionnel et psychologique tout simplement parce que je subissais des pressions mais que clairement, c’est surtout moi-même qui me mettais la pression : je commençais à comprendre que j’avais le syndrome de la maman qui veut être parfaite pour ses enfants, pour qu’ils grandissent du mieux possible, pour qu’ils soient heureux, que je ne leur rajoute pas de « casseroles » dont ils devraient se débarrasser à l’âge adulte…
J’ai réalisé que je culpabilisais si je prenais du temps pour moi plutôt qu’avec mes enfants particulièrement demandeurs de ma présence ou encore lorsque je ne faisais pas comme il me semblait bon que je fasse.
J’ai réalisé que j’avais peur pour mes enfants, peur qu’ils souffrent, peur de ne pas remplir leurs besoins affectifs.
J’ai réalisé que j’étais stressée par toutes les demandes de mes enfants que je n’arrivais pas à combler me semblait-il.
J’ai réalisé que, autant j’accepte que Christ en moi ne se manifeste pas en toutes circonstances avec mon conjoint ou les gens que je croise ou côtoie autant c’est plus dur à accepter en ce qui concerne mes enfants.
J’ai réalisé pleins d’autres choses mais j’aimerai les transformer en « besoins » plus loin dans l’article. Que chacune puisse peut être les reconnaître  dans sa propre vie.
J’ai réalisé que plus je voulais être la maman parfaite, plus je m’éloignais justement de cet idéal que je voulais atteindre.

Ce qui est dommage c’est que Dieu m’avait parlé fin 2014  mais que depuis un mois maintenant, je vis la même chose. Pourquoi ? Parce que je n’ai pas travaillé en Lui et avec Lui, la racine de mes problèmes : vouloir être la maman parfaite, la trop grande empathie avec mes enfants, de réaliser que je dois moins porter… Je ne réalisais pas que j’étais quelqu’un capable de beaucoup porter et que du coup, je portais moi même plutôt que de laisser Christ le faire à ma place ou au travers d’autres. J’ai réalisé que j’ai de bons idéaux (enfin c’est ce qu’il me semble) mais que dans le « maintenant » je ne suis pas capable de les manifester tous pleinement et que je ne peut pas les forcer. Que l’éducation bienveillante, c’est bon et c’est riche mais qu’elle peut finir par être violente pour moi.
Car nos enfants ont des besoins… mais nous aussi !
En fait il y a des sujets autres que la maternité pour lesquels Dieu peut nous parler et ouvrir nos yeux, ça ne veut pas dire que nous sommes capables, maintenant, en Lui, de tous les manifester ou vivre. C’est pareil avec la maternité, avec l’éducation, avec le couple, etc. N’oublions jamais comme je le répète souvent que nous sommes en chemin…
Dieu va continuer de nous conduire, nous éclairer et de mettre en pratique ses enseignements, pas à pas. Ah quelle frustration parfois cette notion de temps !!

Voilà donc une liste de besoins, ce sont les miens. Il n’y a pas nécessairement un ordre de priorité. Je les écris comme ils me viennent. Avec là où j’en suis : maintenant.

J’ai besoin  de trouver un équilibre entre les facettes de la femme que je suis. Une femme à part : avec mes besoins, mes envies, mes aspirations. Je suis aussi une épouse. Et vivre du temps privilégié avec l’homme de ma vie me ressource et me fait du bien. Je suis aussi une maman et je veux être auprès de mes enfants, surtout dans cette saison de la petite enfance. Equilibre ne veut pas dire un pourcentage identique pour chaque domaine mais juste celui dont j’ai besoin pour être bien, dans la saison du moment. D’être là où je sens que je dois être.
J’ai besoin de lâcher prise car une maman ne peut pas mais surtout ne devrait pas  répondre à tous les besoins de ses enfants. Parce que Dieu seul le peut et il souhaite utiliser différents canaux. La construction et le développement de mes enfants avec Christ va se faire dans leurs relations au monde et aux autres. J’ai besoin de ne pas me mettre la pression comme si tout dépendait de moi. Et aussi parce qu’il y a certains besoins, dont ils n’ont pas besoin !
J’ai besoin de saisir que ce que Dieu veut avant tout c’est s’occuper de moi et de mes besoins et que répondre à ceux de mes enfants va en découler et se vivre avec Lui.
J’ai besoin d’apprendre à demander de l’aide et du relais. A ne pas penser que cela va gêner les autres. Ni être gênée qu’on puisse penser que je ne gère pas la situation.
J’ai besoin de dormir !!!
J’ai besoin d’arrêter de râler ! Et de profiter des précieux moments de la vie, maintenant.
J’ai besoin d’apprendre le calme et la confiance en toutes circonstances, même si je ne manifeste pas Le parfait, les promesses pour mes enfants s’accompliront. Dieu est le restaurateur et comme il a restauré et continue à le faire, des choses chez moi, il le fera pour eux aussi.
J’ai besoin d’apprendre à suivre l’intuition qui est au fond de moi à chaque moment de ma relation avec mes enfants. Pas selon les bons principes que je crois connaître mais selon ce qui va être le mieux pour eux comme pour moi au moment T et que l’Esprit va m’inspirer.
J’ai besoin de comprendre que je n’ai pas encore tout compris et que je suis sur un chemin d’apprentissage et de réforme ! Et que je vais donc encore faire des erreurs le temps que les choses s’éclairent. Mais rien n’est irréparable.
Oui j’ai besoin de prendre un peu de hauteur et de recul sur le quotidien qui n’est pas parfait et vivre un peu plus la tête dans le ciel.
Liste non exhaustive…

Et vous, quels sont vos besoins ? Qu’avez-vous besoin de vivre en tant que femme ? En tant que mère ? En tant qu’épouse ? Qu’avez-vous envie de faire mais que vous n’avez pas l’impression de pouvoir vivre ? Qu’avez-vous besoin de lâcher dans vos fonctionnements ?

J’invite chacune à faire sa liste de besoins et voir comment Dieu peut y répondre. Parfois ça sera à nous de faire le pas, de décider, de faire des choix afin de pouvoir les vivre.

Je me souviens il y a quelques mois, c’était (encore) un temps difficile pour moi dans mon rôle de maman. Je ne savais plus comment faire et j’avais l’impression vu les résultats avec mes enfants d’avoir presque tout raté. Le lendemain lors d’une rencontre chez une soeur en Christ, il y avait de passage un prophète venu de l’étranger. La première chose qu’il m’a dite lors d’un temps prophétique c’est « Dieu te dit : tu es une bonne mère ». (ou comment faire s’ouvrir les vannes des yeux en deux secondes…). Ce n’est pas la première fois qu’Il me le disait par l’intermédiaire de quelqu’un et j’ai eu d’autres occasions de l’entendre de cette façon ou d’une autre.
Voilà, nous sommes de « bonnes mamans » dès lors que nous voulons faire le mieux possible pour nos enfants même si cela ne reflète pas encore pleinement qui est Christ. Je suis une bonne mère parce que là où j’en suis aujourd’hui, dans ma compréhension, mon vécu, ma condition physique, je donne et je fais comme je le pense être bon et juste. En fait je suis une bonne mère parce que tout simplement Dieu regarde au coeur et que mon coeur de maman est pur. Alors oui, je le déclare, je le proclame et je l’assume : je suis une bonne maman. Et c’est sans aucun doute aussi ton cas !

Chères mamans, c’est dans le calme et la confiance qu’est Sa force, notre force en Lui.
Je nous souhaite à toutes, d’avancer avec plus de joie, de liberté et de paix, dans cette vie de la maternité !

Je ne suis pas demandeuse de commentaires habituellement, même si cela fait toujours plaisir. Mais n’hésitez pas à laisser un petit mot, publique ou en privé, si ce billet a pu vous parler personnellement ou si vous voulez apporter votre contribution !

10 réponses sur “Mamans, vous avez des besoins ?”

  1. Très chère Claire, laisse moi juste te dire combien ces lignes que tu viens d’écrire, ont fortement résonné dans mon cœur! Comme je me suis retrouvée aussi dans ce témoignage et ces réflexions! Le « syndrome de la maman qui veut être parfaite », j’ai donné! J’ai connu aussi l’esclavage de mes peurs et inquiétudes pour ma fille, (je suis maman d’une jeune fille merveilleuse qui a fêté ses 20 ans tout récemment), alors quand tu dis que tout ça peut devenir violent, aussi bien pour nous que pour nos proches, le mot n’est pas trop fort; j’ai plusieurs fois d’ailleurs presque privé mon époux de son rôle de père, tant je pensais que j’étais la seule à vraiment savoir bien prendre soin de ma fille, la comprendre, etc… (Oooooh mais serait-ce de l’orgueil?). Mais notre Père Céleste, dans son grand amour, et avec toute sa pédagogie merveilleuse de Père Parfait qu’il est, m’a vraiment parlé sur tout ça, m’a ouvert les yeux. Aujourd’hui, même s’il y a encore des ratés et peut-être d’anciens réflexes qui refont surface, j’apprends vraiment à me reposer en mon Dieu, à me laisser guider, à lui faire confiance et aussi, à me faire confiance car finalement, comme tu le dis si bien, à la base, nos motivations sont pures, notre cœur de maman est pur et rempli d’amour pour nos enfants, on doit juste laisser notre Père nous montrer comment gérer tout ça… Alors oui, je suis une bonne mère, tu es une bonne mère, et permets-moi d’ajouter qu’en plus d’être une bonne mère, tu es une FEMME SELON DIEU! J’admire l’humilité qui se dégage de ton témoignage et finalement, ce que Dieu nous demande, c’est de marcher humblement avec lui, tous les jours de notre vie! Le reste, c’est lui qui nous l’apprend, pas après pas, comme tu le dis si bien, (c’est aussi mon leitmotiv). Alors patience, calme et confiance. Et puis tu as tellement raison de dire que c’est un cheminement personnel,(ça aussi, c’est un autre de mes leitmotivs), qu’il ne faut pas prendre les autres comme « unités de mesure » pour se jauger soi-même, car pour l’education, les rapports avec nos enfants, comme pour tous les autres domaines de nos vies, notre Dieu sait nous « traiter » au cas par cas, pour finalement nous amener tous au même endroit, vers le même but. J’ajouterai juste pour finir, que si parfois le « faire » est en décalage avec le « vouloir », (lui qui crée en nous les deux), il pourvoira toujours et nous donnera d’atteindre l’objectif, au temps voulu par lui et surtout au moment où nous serons vraiment prêts!…. Désolée, j’ai vraiment essayé de faire plus court, mais je n’ai pas réussi ;-)) Sois bénie, fortifiée et encouragée et si j’habitais près de chez toi, sache que je me serais immédiatement portée volontaire pour un tour de garde d’une nuit, afin que tu puisses dormir!!! Avec tout mon amour fraternel et encore tous mes remerciements pour vos billets qui nous bénissent tant!

    1. Merci Stéphanie ! Et merci de ta proposition de venir faire un tour de garde chez moi si tu l’avais pu ! 🙂 C’est la prochaine étape du rééquilibrage, accompagner ce petit être qui a quand même 13 mois à laisser dormir sa maman !

  2. Bonsoir,
    Je ne suis pas maman mais je me retrouve et la respiration que j’ai bloquée toute la journée j’ai enfin pu la relâcher. Moi aussi je suis passé par le burn out. Courant après un idéal, je ne faisais que m’en éloigner. J’ai découvert comme toi que l’on peut apprendre quelque chose de Dieu mais ne pas être capable de le mettre parfaitement en pratique à l’instant.
    Pour exemple, avant je me considérais comme quelqu’un d’intègre et en me convertissant ce sentiment de devoir l’être s’est accentué puis un jour je me suis retrouvé à corrompre un fonctionnaire c’était la douche froide j’ai été tellement humilié ce jour là, je réalisais que je connaissais le mot mais pas le prix à payer pour l’être et que seule je ne pouvais même pas le faire. J’ai prié ce jour là et depuis je laisse le Seigneur me fortifier pour le rester et il est Fidèle!
    Récemment j’ai été fiancée et j’ai commencé a apprendre du Seigneur comment devenir une bonne compagne et ce qui importait sur le choix du conjoint , sur le papier c’était tout beau aimer sans calcul et se donner complètement mais après un an de péripéties j’ai abandonné je suis sortie de cette relation avec un profond sentiment d’échec pourtant j’avais toute Ses recommandations mais pas pleinement prête… Ah j’ai été longue. Tout cela pour dire qu’il faut bien du temps, des erreurs, la pratique la foi et la patience pour marcher dans Ses voies.
    Merci pour le partage 🙂

    1. Et bien c’est chouette si ce billet peut aussi parler aux non mamans 🙂
      Et non tu n’as pas été longue 😉
      Merci aussi pour ton partage.

  3. J’aime ton parcours même si ça a pas du être facile tous les jours et ça ne l’est certainement toujours pas. Les enfants c’est pour la vie et on grandit en même temps qu’eux… donc on a pas fini !!
    Juste une réflexion que je me suis faite à la lecture : mais où est la place de papa dans tout ça ?! Tu te mets beaucoup de pression. Rien ne remplace une maman bien sur mais pour faire des enfants, Dieu a bien prévu que l’on soit deux ! Papa peut lui aussi répondre aux besoins des enfants, il est un relais privilégier dans notre histoire.

    Si je peux ajouter mon petit témoignage ici… j’ai été forcée, dès le début de notre vie de famille, à laisser à mon mari une place que j’aurai bien aimé prendre mais ma santé m’en a empêché (enceinte du 2è et très vite alitée puis les problèmes de dos qui ont ralenti ma mise en route après aussi). « je sers à rien » a été mon leitmotiv un peu trop longtemps.

    Allaitement : j’ai jamais eu de lait (les médecins m’ont proposé un traitement hormonal que j’ai refusé) et ça a été très dur au départ parce que j’avais pas envisagé de ne pas allaiter. Puis j’ai apprécié que mon mari puisse répondre au besoin alimentaire de mon fils en lui donnant le biberon (et finalement papa a aussi beaucoup aimé ça).

    Portage : c’était sensé être « mon truc » (je suis monitrice de portage maintenant) mais j’ai du très vite passer le relais aussi. J’ai du apprendre à mon homme à dompter l’écharpe… j’en ai été jalouse. Mais leur bonheur m’a fait oublier les choses.

    Entretenir la maison, cuisiner… c’est aussi devenu le domaine de mon mari !

    J’ai du (et j’y travaille encore) ré apprendre à simplement vivre, être. Être une maman pour mes enfants, être une épouse pour mon mari, être une femme selon le cœur de Dieu.

    Dans la maison, on a beaucoup parlé, prié, essayé des choses avec mon mari. J’ai du, une fois mon dos rétabli, retrouver le chemin de la cuisine et il a du ré apprendre à me faire confiance et me considérer capable de gérer ! Reprendre le travail m’a aidé à retrouver une identité sociale « reconnue ».

    J’ai eu peur que mes enfants « préfèrent » leur papa. En réalité, ils savent simplement qui est capable de répondre pour quel besoin ! Résultat, maintenant j’aimerai bien qu’ils couvrent leur papa de câlins un peu plus pour me laisser respirer ^^

    C’est toujours difficile de dégager du temps mais on essaye de se réserver des soirées à deux, récemment (au bout de 3 ans quand même) un week-end en amoureux !

    Je suis cette année maman au foyer et j’aime ça ! J’aurais eu tendance à me mettre la pression pour avoir une maison parfaitement tenue, des enfants propres, éveillés, polis… Mais en fait j’ai choisi de vivre les choses plus cool. Je fais de mon mieux mais j’ai le droit de me faire des matinées avec des copines, de dormir quand j’ai du temps… de prendre soin de moi aussi. Et je suis beaucoup plus cool avec tout ça grâce à mon mari en grande partie. Parce que je sais que là où je n’aurai pas réussi à assurer, il pourra m’aider quand il sera là. Et mes enfants, ils s’épanouissent à l’école, chez la nounou, avec les copains (et je ne contrôle pas ce qu’il se passe là bas), à l’église autant qu’à la maison (où on peut parfois « rattraper » les bobos de l’école et autre, ou pas).

    On a encore du chemin à faire, mes enfants me soûlent toujours aussi souvent, ils m’épuisent, oui bien sur… mais c’est là où on en est !

    oups j’avais dit « petit témoignage » 🙂

    1. Pas de problème Marina pour le témoignage, court ou long c’est toujours bon de lire les expériences des autres. Moi aussi j’ai tendance à faire long 😉

      Parce que tu évoques la question je l’aborde. Celle du papa ! J’ai la chance d’avoir un mari et père très présent, encourageant et aidant. Je ne rentrerai pas dans le détail de notre organisation de vie familiale mais il est là dès qu’il le peut et fais autant qu’il le peut. La petite différence entre lui et moi c’est qu’il connait et respecte plus rapidement ses limites du moment présent. Mais il a une place qu’il occupe largement et tout ceux qui le connaissent ne pourront pas dire l’inverse. C’est aussi un papa porteur 😉 Fabien est un bon papa et un bon mari que j’honore et il se bonifie avec le temps en plus !!
      Donc tu as bien saisi, c’est moi qui me mets beaucoup de pression :/ mais de moins en moins 😉

      La seule petite chose que je reléverai c’est le « reprendre le travail m’a aidé à retrouver une identité sociale « reconnue ». C’était peut être un besoin pour toi et dans ce cas là c’était peut être important de le combler. Mais j’aime mon rôle de « femme au foyer » parce que je sais que c’est la place que je veux occuper actuellement et que c’est ce que j’ai envie de donner à mes enfants, de mon temps et de ma présence. Je ne me sens peut être pas toujours reconnue par la société, encore que souvent c’est plutôt de la bouche de « femmes au travail » que j’ai pu sentir des réticences face à mon choix, mais je me reconnais moi-même être faite pour ce statut 🙂 Même si il me semble que la vie au « travail reconnu » pourrait être plus simple. Là c’est mon mari qui régulièrement m’honore pour ce choix de vie.

      Je pense que le coeur de Dieu veut s’exprimer dans chaque domaine: conception, contraception, grossesse, naissance, allaitement, éducation, etc.etc. et qu’Il nous éveille à ces domaines lorsque l’on veut bien entendre et se remettre en question. Mais qu’autant en théorie qu’en pratique, c’est un chemin. Il ouvre nos yeux et nous donne un regard selon sa pensée, au fur et à mesure. Et la pratique, comme dans bien d’autres domaines que la parentalité, ne se fait pas en un jour.
      Je ne reconnais pas dans ma façon de vivre la parentalité aujourd’hui le coeur parfait de Dieu tout simplement parce que j’ai des limites, mais je sais que je continue de m’éveiller à ce qu’Il m’apprend et à ce que je sens raisonner en moi. Et que plus j’apprend à vivre avec les limites qui sont les miennes dans une dimension de confiance et de repos, plus les limites vont alors naturellement se repousser et Son coeur s’exprimer et se manifester de plus en plus au travers de moi.

      Alors oui tout comme toi, parfois mes enfants m’épuisent et c’est là où nous en sommes mais j’ai hâte de voir le chemin que nous allons continuer de parcourir et voir notre cadre (nos limites) d’aujourd’hui, prendre de l’espace (Esaïe 54:2: élargissons l’espace de notre tente ! c’est ce qui me vient en tête au moment où j’écris)

      Bises Marina, merci pour ton témoignage et le temps que tu as pris pour ça 🙂

      1. aucun jugement sur le rôle de maman au foyer. Il y a un temps pour tout et j’avais besoin de sortir de la maison pour y revenir avec joie ! et j’avoue que maintenant je sais plus si j’ai envie de reprendre un travail ou pas l’année prochaine… je laisse Dieu préparer la suite

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