Montons !

En ces temps particuliers d’épidémie qui touche le monde, j’avais simplement envie de vous partager quelques pensées. Je désire le faire dans l’humilité de reconnaître que j’ai beaucoup à comprendre, à découvrir et encore plus à expérimenter.
Ce que j’observe, c’est à quel point cet événement bouscule, parfois différemment, dans le Corps de Christ. C’est certainement le fait que le vécu des uns et des autres est différent et que l’Esprit parle selon où chacun en est, nos saisons personnelles et même nos besoins qui serviront au reste du Corps. Dieu (r)éveille son Église et ce n’est pas forcément toujours dans les mêmes domaines pour ses membres, mais il la réveille !
Voici quelques pensées non exhaustives où je me sens interpellée dans cette saison par l’Esprit (et par mon mari !) pour moi-même et pour l’Église et qui fera peut-être écho pour certains.

Une expérience

Le 18 mars dernier, alors que je venais de prendre un temps de Communion, j’ai demandé à Jésus de me faire visiter le lieu idéal pour continuer ce moment avec Lui.

Je me suis alors vue entrer dans une chambre. Je savais dans mon cœur que c’était la Chambre Royale. Jésus n’était pas là physiquement, mais c’était son invitation que j’y pénètre. Il y avait un grand lit à baldaquin dont les voilages blancs étaient ouverts. Je n’ai pas cherché à faire le tour de la pièce, je n’ai d’ailleurs prêté attention à aucun autre mobilier que ce lit (mais il y en avait peut-être). Très naturellement, je m’y suis dirigée et je me suis allongée sur les draps blancs qui recouvraient un matelas « divin » (je me permets l’expression adaptée). J’ai eu le temps de voir que la grande fenêtre (comme celles des châteaux) était ouverte et que la pièce était baignée de soleil. Puis, je me suis tournée, j’ai posé ma tête sur le coussin parfaitement confortable et je me suis rapidement endormie, comme si c’était la chose que je devais faire et dont j’avais besoin. C’était un sommeil lourd et profond, j’ai eu la sensation (une fois endormie) que je n’avais pas dormi depuis « des siècles » et que j’attendais cela depuis si longtemps, sans m’en être aperçue. Après quelques instants de ce sommeil lourd (il était puissamment réparateur, donc bref), j’ai somnolé. J’entendais des oiseaux chanter et une source qui s’écoulait, et je profitais de cet état bienfaisant de ressourcement. Ensuite, j’ai ouvert les yeux et je me suis tournée vers la fenêtre. Un petit oiseau est entré, il s’est posé au bout du lit, sur le rebord en or. Il a chanté, puis il est reparti. Était-ce une invitation ? En tout cas, je me suis levée pour me diriger à mon tour vers cette fenêtre. Je devais être dans une chambre haute car d’où je me tenais, je surplombais le panorama. Le Parc s’étendait devant moi, accompagné des sons apaisants et mélodieux de la nature. Mais plus loin, trop loin pour que je puisse distinguer clairement la scène, c’était le chaos. J’arrivais à percevoir cette image lointaine qui se déroulait, j’en suis certaine, au-delà des limites du Parc. Je comprenais que cette scène était l’agitation des malheurs. J’ai su que Jésus y était. Il était aussi avec moi, même si je ne le voyais pas, mais il se trouvait aussi là-bas, en zone de guerres (quelles qu’elles soient). Puis, debout devant cette fenêtre, éloignée de ces sons et images hors de mon environnement, j’ai entendu : « Maintenant, parle ».

J’ai parlé (je ne sais pas ce que j’ai dit), mais quand je l’ai fait, des filaments de lumière sont partis dans la zone « sombre ». J’avais le sentiment que c’étaient des anges.

Dans cette vision, je suis la femme, je la prends donc pour moi de façon individuelle. Toutefois, la femme est également représentative de l’Église, c’est de ce fait aussi une interpellation corporative.

À mon sens, l’un des pièges en ces temps mouvementés serait de les vivre dans la psychose, la paranoïa et dans une vision apocalyptique de fin des temps toute proche ; l’autre piège serait de le vivre dans une apathie comme s’il n’y avait qu’à attendre que la tempête passe. L’Église ne peut pas et ne doit pas rester insensible et inactive, et pour moi qui n’ait jamais été une grande intercesseuse, ce n’est pas si aisé pour le côté « action ».

Le repos

Pour autant, la première pensée, sur laquelle je ne m’étendrai pas (trop) car je l’ai abordée dans un récent article (Jésus endormi sur un coussin dans la barque) est la notion de repos. Étrange, alors que nous sommes pour beaucoup à sentir un « éveil » d’une grande part de l’Église en cette période, de se coucher et de dormir… C’est bien entendu une image qui parle d’un positionnement intérieur. Deux jours après la vision précédente, j’ai reçu le magazine MelkiMag, dans lequel figure une photo (prise par moi-même d’ailleurs) et qui a fait lien pour moi avec ce que nous vivons aujourd’hui mondialement et cette notion de repos. Les drapeaux du monde sont « allongés » au sol et le seul drapeau élevé est celui du Lion de Juda. Il y aurait tellement à dire sur cette image et ce qu’elle représente, à mon sens, en ces temps présents, mais la notion de repos près de Jésus en fait partie. Je perçois également qu’en cette « guerre sanitaire », il y a un mouvement international de l’Église comme il n’y en a certainement jamais eu auparavant, car nous combattons le même combat, le même fléau, le même ennemi.

 

Je ne veux vraiment pas passer trop de temps à décrire tout ce que cette photo symbolise pour aujourd’hui, donc je vous laisse méditer dessus si vous le souhaitez et voir la façon dont l’Esprit vous parle.

En tout cas, quelques jours après ce temps dans la Chambre Royale, me souvenant que j’avais senti la présence de Jésus sans le voir, j’ai perçu l’Esprit me dire que Christ était le lit. J’ai trouvé que c’était on ne peut plus parlant pour exprimer cette notion de repos dans l’union. Christ était le lit !

Dans les lieux célestes !

Nous sommes assis avec Christ dans les lieux célestes.  Assis est une position de repos, même si elle évoque également d’autres notions comme la royauté, l’autorité, etc. J’ai tellement besoin, et peut-être vous aussi, d’être consciente en profondeur (pas juste dans la connaissance et les mots) de la position qui est la mienne et de ce que cela implique non seulement pour ma propre santé et ma protection, mais pour le mandat qui est le mien en tant que Fille et membre de l’Épouse.

Esaïe 28 :6 « Un esprit de justice pour celui qui est assis au siège de la justice, et une force pour ceux qui repoussent l’ennemi jusqu’à ses portes. »

Oui, nous siégeons avec Christ sur le trône de la Justice. Lui qui est la lumière du monde, nous le sommes aussi par Sa vie en nous. Quelle opportunité que ces temps pour apprendre à « activer » cette lumière pour le monde et à repousser l’ennemi !

Jérémie 31 : 6-7 « Car le jour vient où les gardes crieront sur la montagne d’Éphraïm : Levez-vous, montons à Sion, vers l’Éternel, notre Dieu ! Car ainsi parle l’Éternel : Poussez des cris de joie sur Jacob, Éclatez d’allégresse à la tête des nations ! Élevez vos voix, chantez des louanges, et dites : Éternel, délivre ton peuple, le reste d’Israël! »

Je suis parfois réticente à sortir des versets hors d’un contexte, d’autant plus lorsqu’il est dans l’Ancien Testament, mais il m’a fait « tilt ». N’oublions donc pas de les prendre à la lecture de la Nouvelle Alliance, bien entendu. Je vous partage les pensées comme elles me viennent en précisant que si je mets le focus sur une notion, d’autres sont complémentaires, sans s’opposer.

Il y a un ordre chronologique dans la vision que j’ai eue. Tout d’abord, j’entre dans la Chambre royale. « Levez-vous, montons à Sion, vers l’Éternel… ». Il y a un appel pour l’Église et pour chacun à monter, à entrer. En pénétrant dans la Chambre Royale, j’entre dans la Cité de Dieu : les Cieux où se trouve notre Royaume, notre Monde, notre Demeure… Vous pouvez y entrer par un tout autre endroit. C’était la chambre, mais cela peut être la salle des trônes, la salle du banquet, etc. bref, le plus important est d’y monter.

Ensuite, j’entre dans le repos. Je ne reviens pas sur le sujet, je l’ai abordé précédemment.

Puis, dans cette position intérieure ancrée, je regarde « de loin » les événements. « De loin » veut dire qu’ils ne sont pas censés m’atteindre (j’ai bien conscience que là aussi c’est un chemin… comme celui de vivre vraiment le repos !). Mais ce sera plus facile pour nous de le vivre quand nous comprendrons en profondeur ce qu’implique notre position. Je ne me place pas au-dessus en le disant, j’ai encore tout à vivre (et encore tant à comprendre) et j’espère avancer plus vite pour vivre toutes les promesses !

Le fait d’être debout à la fenêtre et de voir ce qui se passe m’a fait penser à la notion de « sentinelle » ou comme dans le verset de Jérémie que j’ai trouvé après coup, de « gardes » : voir les événements depuis les hauteurs, « de loin », depuis les lieux célestes où notre vision sera plus éclairée.

En tant que sentinelles, nous sommes appelés à être bien positionnés, au bon endroit. L’Église a fait beaucoup d’intercession depuis la terre, en demandant à Dieu, en le suppliant, en réclamant. C’est là où j’invite à lire ce verset de Jérémie avec la vision de la Nouvelle Alliance, en ayant conscience que notre Père nous a confié le monde et qu’il ne reviendra pas sur Sa parole. Si dans l’Ancien Testament, les hommes criaient à Dieu, Lui est en train de lever et d’élever une Armée qui reprend vraiment le contrôle (depuis la croix) que l’humanité avait laissé au diable. Aujourd’hui, c’est toujours l’Éternel qui délivre et qui combat pour nous… au travers de nous ! Christ en nous : l’espérance de la gloire… sur terre !

Si nous avons, pour certains, compris cette notion d’être de ceux qui doivent manifester l’autorité qui nous a été confiée, nous le faisons encore bien souvent inconsciemment depuis la terre, car nous n’avons pas appris comment le faire depuis les lieux célestes. C’est un temps où Dieu veut nous conduire dans cet apprentissage.

C’est une fois en ce lieu, depuis notre Royaume, dans le Repos et l’Union avec Christ et lorsque nous entendons « Maintenant, parle » que les paroles doivent sortir de nos bouches. Là encore, c’est une image, à chacun de voir comment cela se manifeste dans le concret, quel est le « signal ». Ce qui est sûr c’est qu’il y a un temps de silence avant de voir, puis un temps de silence après avoir vu et donc avant de parler. Ce n’est pas tant la longueur qui est importante que la puissance qui se dégage de nos paroles (Esaïe 28:6 cité plus haut)

Lorsque j’ai parlé, des filaments de lumière sont partis, des anges qui attendaient mon commandement et qui ont obéi lorsque ma bouche s’est ouverte (ou transposez : le commandement de l’Église et la bouche de l’Église). D’ailleurs quelques jours plus tard, j’ai vu des armées angéliques attendre que l’Église prenne cette position et parle depuis cette position céleste pour pouvoir agir.

Enfin, les gardes dans ce verset appellent depuis la montagne d’Ephraïm. Ephraïm signifie « double fertilité ». Des gardes montent déjà dans cette sphère céleste (avec plus ou moins d’expériences) et ils vont appeler les autres à les rejoindre dans l’intercession depuis les lieux élevés. C’est comme s’ils leur disaient : « En intercédant depuis ce lieu, nous obtiendrons une double fertilité » = plus de fruits (dont je ne fais pas la liste).

 

Pour ma part, je n’en suis qu’aux balbutiements, mais je voulais à ma petite mesure, vous encourager à explorer cette forme d’intercession… si elle vous parle !

6 réponses sur “Montons !”

  1. Merci d’oser partager ça Claire. La pierre vivante que tu es est nécessaire pour toute la construction !
    Comme tu l’as dit, Dieu parle de différentes façons et en accentuant plus ou moins sur certains aspects en fonction de là où nous en sommes et aussi de notre place et notre rôle dans le Corps. Il est bon d’apprendre à vivre cette complèmentarité car elle est une vrai force !
    De mon côté Dieu appuie sur le mot “combat”, mais un saint combat est forcément dans le repos, et pour qu’il soit efficace il doit être opéré avec les instructions divine venant du trône. Donc tout se recoupe. Et j’aime voir l’action de Dieu en chacun qui fait la construction du puzzle magnifique que l’on est.
    Alors n’hésite jamais à partagé. 😘

  2. Merci Claire, tu as mis des mots sur ce que je ressentais dans le fond de mon coeur, sans vraiment comprendre. Maintenant, ça se précise, Merci !!! Sois bénie, ainsi que ta famille.

  3. Merci Claire, de partager ces profondes richesses du Royaume avec simplicité et humilité, c’est si bon. Et si ça nous parle ?…et comment, que ça nous parle !
    Pour ma part, je ne décrirai certes pas une expérience vécue de la même façon et avec les mêmes mots, puisque effectivement , nous sommes tous différents et selon aussi où nous en sommes, Dieu parle d’une façon différente à chacun…mais pour moi, cela a aboutit dernièrement au même résultat, aux mêmes pensées et tout cela je pense, pour un même but.
    De mon côté, il y a eu comme tu le dis si bien, avant toute chose, cette sensation d’ancrage, d’assise profonde et solide (je pouvais même la ressentir physiquement dans mes « entrailles »), en Christ. Puis, je me suis en quelque sorte « vue » dernièrement comme publiant des « décrets divins » (je sais pas si c’est une bonne définition mais c’est ce qui me vient 😉 ), et je m’entendais même dire pendant que je priais : « je proclame….(ceci ou cela)…devant le monde visible et invisible » et crois-moi, moi non plus je ne me suis jamais considérée jusqu’à présent comme une grande  intercesseuse  comme tu dis 😉
    En tout cas ce qui est sûr, c’est qu’il est bon de voir et d’écouter, avant de publier ;-), j’en suis intimement convaincue et les fruits n’en seront que meilleurs, plus « juteux », plus délicieux, et sans avoir à s’épuiser, mais avec toute la puissance qui nous vient « d’en-haut » !
    Merci encore pour ton billet et d’avoir partagé avec nous ta vision, elle est vraiment magnifique, si riche, si profonde et elle m’évoque tant de choses !
    Sois encouragée et fortifiée ! 😘

  4. Merci Claire pour cet article, c’est tellement important dans les temps qu’on vit, de comprendre tout ça, de rester à l’écoute, de réaliser qui nous sommes et où est notre place. Plus que jamais, laissons Le nous conduire !

  5. Combien ton partage me fait du bien et me donne envie d’aller dans ces endroits qui nous sont réservés, qui sont pour tous les coeurs ouverts à des rencontres avec notre Bien Aimé. Merci de nous ouvrir à ces possibilités d’entendre d’une manière céleste ce que Dieu veut nous dire. La simplicité de ton coeur, la douceur de tes propos et ton humilité me touchent profondément. Tu peux aussi entendre parfois le murmure de ton Père qui te montre un chemin parfait pour toi et auquel j’aspire également. Un grand merci Claire J’attends avec impatience d’autres partages

  6. Merci du fond du cœur ❤ Claire d’avoir écrit un tel article si puissant, si reposant, si inspiré 😊
    Je suis très interpellée par ce que tu as écrit ✍
    Je sens certaines paroles qui me viennent sans cesse en mémoire et plus le temps ⌛ passe et plus je me dis que Dieu me parle 😉
    Merci d’avoir écrit cet article 👍
    J’ai hésité a mettre un commentaire puis je me suis quand même lancée 😊
    Merci chère Claire 😘

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