News d’été !

Cela fait un moment que nous n’avons pas donné de nouvelles de notre famille, et comme les choses bougent de notre côté, c’est l’occasion de le faire.

En mai, nous « fêtions » les 8 ans de la création de notre blog. Au travers de lui, nous avons rencontré virtuellement, mais aussi physiquement, des frères et sœurs et certains sont même devenus des amis. Comme vous l’avez vu dans un précédent billet, un autre aboutissement de ce blog est la publication de « Méditations du Cœur ». Fabien a reçu dernièrement de touchants retours comme « Ce n’est pas un livre qui se lit, mais qui se vit ». Le livre voyage jusqu’à la Réunion et au Québec. Il reste encore quelques exemplaires, les liens pour vous le procurer sont ici et .

Cette dernière année a été forte de remises en question, particulièrement sur l’Église (et nous également). Quand nous avons fait le choix en 2011 de quitter l’assemblée que nous fréquentions, nous avions « jeté le bébé avec l’eau du bain » concernant certains sujets/formes. Au fur et à mesure des années, des choses auxquelles nous étions allergiques ou qui ne nous semblaient pas être l’Église se réveillaient à nouveau dans nos cœurs et devenaient comme des convictions. Nous ne sommes pas présomptueux, nous sommes loin d’avoir tout compris à la vie d’Église et encore moins de la vivre en plénitude. Mais les réajustements étaient nécessaires et seront certainement bénéfiques pour la nouvelle saison qui s’ouvre pour nous.
Durant le temps de confinement, nous avons (comme plusieurs d’entre vous certainement) vécu l’Église à distance. En audio conférence, nous avons expérimenté ensemble, comme un laboratoire, la vie dans les cieux (ces personnes avaient pour la plupart participé aux sessions Christos Kaïros sur Angers avec Fabien). Nous avons continué nos « petits rendez-vous » au déconfinement, moins fréquemment. On aurait beaucoup de témoignages à vous raconter, mais ce n’est pas le but de l’article, et peut-être pas non plus sa place sur le blog.

L’autre grande nouvelle, la raison principale de ce billet, est que nous avons quitté notre magnifique maison en bois il y a peu et que nous allons bientôt emménager ! Je vous raconte une version très raccourcie, car ce fut une aventure de plusieurs mois, puisque le désir de partir est arrivé au mois de décembre, dans le cœur de Fabien comme dans le mien, le même soir. C’est vers Toulouse que nos cœurs se sont dirigés, à notre grande surprise, car nous n’avons jamais vraiment aimé cette ville, même si nous avons eu l’opportunité de nous y rendre à plusieurs reprises et qu’il y a du monde que nous aimons là-bas. Nous n’avons pas voulu nous précipiter et nous projetions plutôt, si cela se confirmait, une arrivée pour la rentrée scolaire. Dans le « pack Toulouse », il y avait la scolarisation de nos enfants dans une école protestante (avec des enfants qu’ils connaissent), la maison d’édition, des amis, une vie d’église dynamique et prophétique. Plus on se projetait, plus on était enthousiastes malgré les sacrifices  (quitter la maison ici, amis, famille et garde d’enfants plus facile, finances…). On priait sérieusement, on ne voulait pas se tromper.

En février, nous avions, chacun de notre côté, reçu qu’il se passerait en avril des choses qui confirmeraient si on devrait déposer notre préavis pour quitter notre maison. Ce fut le cas ! Nous avons donc envoyé notre courrier pour résilier notre bail.
Nous avons décidé que nous déménagerions d’abord, puis qu’ensuite nous chercherions le logement à Toulouse (c’est surtout du « dernière minute » là-bas) afin d’arriver avant la rentrée scolaire. Nous savions que la « mer rouge » s’ouvrirait au bon endroit, au bon moment. Et la veille de notre départ pour 4 jours à Toulouse afin d’y trouver LE logement, tout a été bousculé.

Et c’est à cause d’un chat, enfin grâce, que tout a basculé !

Notre chatte a toujours vécu en pleine campagne et nous avions trouvé comme solution de l’enfermer chez mon frère, dans son petit appartement, en attendant. Au moins, elle ne se ferait pas écraser. Sauf qu’elle était tellement malheureuse que nous avons appelé une sœur–amie, Aude, la veille de partir, pour savoir si elle accepterait de la prendre dans sa ferme. C’était d’accord pour elle. Nous n’étions encore jamais allés chez elle, sans cesse repoussé, c’était l’occasion. On passe un bon moment ensemble (il n’y avait que Lévi et Eléanore avec nous), également avec la famille et les gens qui entrent et qui sortent (une maison accueillante), puis elle nous propose « l’air de rien », de visiter la maison qu’elle a de disponible à la location, à 1 km de chez elle. Nous étions au courant, puisque nous avions mis deux couples d’amis en relation avec elle, mais ça n’avait pas convenu. Nous voilà partis pour visiter sa maison, située sur une « ferme bio », par simple curiosité. Le « problème » c’est qu’au fur et à mesure de la visite, je ne peux pas m’empêcher de nous voir dans la maison, comment l’agencer, je m’imagine les enfants courir sur le terrain. Elle n’a pourtant rien à voir avec notre maison précédente (plus petite, une chambre en moins, un seul wc, pas de baignoire et j’affectionne particulièrement de prendre des bains), mais je suis prise d’une émotion que je tente d’étouffer, je sens un malaise : mais non c’est Toulouse la direction ! (?)
Je ne dis (surtout) rien…
Puis, nous quittons notre amie qui nous lance « Je garde la maison disponible à la location, au cas où… ». Sa tête mystérieuse ne me rassure pas plus…
Le coup de grâce, c’est lorsque nous reprenons la route et que Fabien me raconte, difficilement, que pendant la visite, il a vécu la même chose que pour nos deux maisons précédentes, une joie à l’intérieur, une projection, mais aussi un malaise, exactement comme moi. À chaque fois qu’il veut parler, l’émotion monte et je me dis « Oh non, c’est la même chose que lorsqu’il a reçu que nous aurions une fille et qu’elle s’appellerait Eléanore ! » (bien avant sa conception).
Nous sommes rentrés chez mes parents (où nous logeons encore aujourd’hui) complètement déboussolés : que s’est-il passé ? C’est quoi la direction ?!
Comme on avait déjà prévu un temps de prière en famille le soir, avec mon grand frère présent lui aussi chez eux, c’était l’occasion de leur présenter notre confusion et de prier ensemble pour que Dieu nous montre la bonne direction.

Nous sommes partis sur Toulouse avec cette incertitude. Il a fallu attendre le lendemain de notre arrivée pour que je retrouve le calme intérieur. Je savais que les plans de Dieu seraient toujours les meilleurs pour nous, à Toulouse ou en Anjou, mais j’avais du mal à comprendre et à trier et donc à être sûre de Son projet. Fabien lui, a pris du recul et de la hauteur très rapidement. Ce matin-là, j’ai demandé à Dieu de m’éclairer par un passage de la bible et il m’a donné le psaume 25, et les versets 12-14 m’ont parlé. Je l’ai d’abord lu dans la version TPT :

« Qui sont ceux qui vivent dans la sainte crainte de Dieu ? Tu leur montreras le bon chemin à suivre. Alors la prospérité et la faveur seront leur part, et leurs descendants hériteront de tout ce qui est bon. Il y a un lieu privé réservé aux amoureux de Dieu, où ils s’assoient près de lui et reçoivent les révélations secrètes de ses promesses. »

Mais il m’a encore plus émue lorsque j’ai regardé la version The Message, ce que je ne fais qu’occasionnellement :

« Ma question :  À quoi ressemblent les adorateurs de Dieu ?
Ta réponse :  Des flèches qui visent le centre de gravité de Dieu.
Ils s’installent dans un endroit prometteur ;
Leurs enfants héritent d’une ferme prospère.
L’amitié avec Dieu, c’est pour les adorateurs de Dieu ;
Ce sont eux à qui il se confie. »

« Une ferme »…

En Anjou, nous nous projetions à Toulouse… Arrivés à Toulouse, nous nous projetions en Anjou ! (la blague !…) Et plus nous en parlions, plus la conviction, la joie et la paix s’installaient. Nous avons donc arrêté nos recherches, de toute façon rien ne résonnait sur les annonces (logique !), prévenu notre amie-future-propriétaire que nous voulions habiter sa maison et profité de notre temps tranquille à Toulouse sans enfants (oh joie !)…

Dieu est vraiment « coquin », car il aurait pu nous en parler à n’importe quel moment, mais il a décidé que la veille de notre voyage était certainement la façon la plus drôle de le faire.

Nous pensions vraiment que Dieu nous voulait à Toulouse, pour un temps, et nous étions prêts à partir ! Est-ce définitif ? Une histoire de timing ? Pour le moment, on penche pour le 1, sans se fermer. Finalement, il nous a catapultés (expression d’une amie) de notre maison en bois, vers cette ferme. Nous n’avons pas encore tout compris concernant le chemin, même si certaines choses s’éclairent. Mais le plus important c’est qu’il a ouvert la mer rouge, comme il l’avait promis, LE bon endroit au BON moment. Une autre amie nous disait « Si vous posez vos valises là-bas, j’ai l’impression que vous n’êtes pas au bout de vos surprises »… À suivre donc !

Lael était déçu d’apprendre qu’il ne vivrait pas à côté de son grand copain Toulousain. Lorsque nous sommes arrivés devant la maison, il a eu un gros coup dur et avant de la visiter, je l’ai emmené discuter plus loin. Je lui ai d’abord montré les extérieurs, en bas de la maison, puis installés dans la grange, nous avons eu une conversation au sujet de Dieu qui connaissait les meilleurs plans pour nous, et qu’Il savait qu’en nous installant ici, ce serait pour de meilleures choses, meilleures qu’à Toulouse et meilleures que dans notre ancienne maison, pour lui (Laël) également et qu’il pouvait lui faire confiance. Puis, lorsque nous sommes remontés vers la maison, Laël m’a dit « Merci de m’avoir parlé Maman ». Il était léger. Nous avons fait le tour de la maison avant d’y entrer et nous avons découvert qu’elle est entourée de mûres et nous « adorons » les mûres ! Nous voilà en dégustation mère-fils, trop heureux, puis je l’ai regardé les larmes aux yeux « Tu vois Laël, Dieu sait vraiment ce qu’on aime ! ». Il a acquiescé et il est entré radieux dans la maison annoncer la bonne nouvelle pour les mûres, au point d’en oublier de la visiter. Puis il à découvert avec joie ce que la maison renferme.

Nous étions au sud d’Angers dans les vignes, nous migrons maintenant vers le Nord Ouest, dans les champs (à Longuenée en Anjou pour les curieux), avec paix et réjouissance. Nous partons quelques jours en Bretagne et nous nous installerons tranquillement à notre retour. Notre chatte, elle, prend ses marques sur « nos » terres.

Pour conclure, comme l’a dit notre amie Séverine : « Comme quoi, il faut toujours avoir un chat à la maison… ». 

À bientôt pour des prochaines news !

11 réponses sur “News d’été !”

  1. Ah les chats, que ferait on sans eux 🙂 ? Ils ont une telle sensibilité intérieure ceux là et votre minette elle savait déjà le lieu car Dieu parle aussi au travers de sa faune, sa création. Je suis toujours émerveillée de son timing et de voir comment il conduit les choses… Bonne nouvelle aventure pour vous 6! bisous

    1. Bon je sais pas si mon message aura convaincu les non amateurs de chat mais si au moins ils peuvent être un peu plus convaincus de l’amour de notre Papa !

  2. C’est fou, quand on te lit Claire on peut pas s’arrêter et on est limite triste sais dire le texte tire à sa fin ^^! You are really gifted and talented for writing, keep on cultivating this, it’s a blessing. Thank You Holy Spirit for inspiring my sister. Je prie pour que Lael se fasse un pote aussi cool et même meilleur que son ami toulousain! Enjoy your new life 🙂

    1. Merci Jaïnil! J’espère aussi qu’il puisse trouver un super copain par chez nous !
      Je vais t’envoyer un message privé par rapport à mes oreilles 😊

  3. Que du bonheur tout ça ! ❤️ Merci Père, car tu fais toujours tout concourir pour notre plus grand bien ! On vous souhaite plein de bonnes choses et encore de belles surprises pour cette nouvelle saison !
    Et je confirme, je suis comme Jainil, je ne me lasse pas de te lire, Claire, j’aime tellement la façon dont tu racontes les choses, on a l’impression de les vivre avec vous !
    Bonnes vacances bretonnes, et gros bisous à tous !

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