Sans Soucis sinon cent soucis…

« Déposez toutes vos inquiétudes et stress sur lui et laissez-les là, car Il prend toujours soin de vous avec tendresse. » (1 Pi 5: 7 – Passion Translation)

Nos soucis et anxiétés sont de vrais terrains minés pour nous-mêmes et notre famille. Et nous ne pouvons pas les ignorer bien longtemps, parce qu’ils reviennent forcément nous « hanter » un moment ou un autre. Un autre risque inévitable se rajoute lorsque nous lisons la suite du texte après le verset 7. Pierre nous décrit qu’il y a un adversaire, le diable qui rôde comme un lion attendant de se jeter sur toutes les proies faciles…

« Soyez sobres, restez vigilants: votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui dévorer. » (1 Pi 5:8)

Dès que nous laissons des inquiétudes se déposer en nous, nous devenons ces proies faciles. On peut parfois prendre à la légère ce sujet, en se disant qu’après tout, tout le monde a ces soucis… et pourtant les apôtres, eux, prenaient très au sérieux cette question ! 

Si on prend l’exemple de l’apôtre Paul qui devait avoir sa dose d’anxiétés possibles pour tous les problèmes qu’il rencontrait ; gestion des églises, les faux apôtres, les judaïsants, les romains et peut-être même sa propre santé… Et bien ce même grand homme nous exhorte vivement à n’être « anxieux de rien…. et la paix de Dieu… gardera vos coeurs et vos pensées sous la garde de Christ » (Php 4:6-7) !

Apparemment le roi David (Ps 55:22), Paul et Pierre avaient compris le danger des inquiétudes. Elles s’alimentent de la peur, qui est le terrain de prédilection du lion qui rôde… L’inquiétude est facile à repérer en nous. Lorsqu’un sujet nous vient en tête, et que nous ne ressentons pas la paix, le repos, le bien-être, la tranquillité à l’intérieur, mais que nous avons une sorte de crispation, un estomac serré ou des manifestations plus gênantes encore, il s’agit clairement d’un sujet d’inquiétude à traiter.  

Comme vous le savez peut-être, notre deuxième fils Lévi est porteur d’une trisomie 21. Même si la plupart du temps nous sommes avec mon épouse dans une confiance et une foi tranquille de sa complète guérison, la peur vient parfois frapper à notre porte : « … et s’il ne guérissait jamais, et si vous aviez fait les mauvais choix, et si les promesses ne s’accomplissaient pas, et si jamais votre espérance était vaine… et bla bla… » tout en ressentant en nous un état fébrile, une sensation désagréable, un serrement à l’intérieur des entrailles.  

Cela peut commencer avec une « simple » petite inquiétude, une faible émotion ressentie en nous, ou avec une mini-projection de l’avenir en un tableau peu réjouissant. Lorsque cela arrive, il est vital de ne pas laisser ça traîner dans nos pensées et émotions.  En grec la notion de déposer nos soucis sur Lui, porte la signification de « jeter au loin » (« epirríptō »). Il est vital d’apprendre à d’abord Le rencontrer à l’intérieur, à initier le toucher de sa présence en nous. Une fois que nous sommes dans l’expérience de sa communion dans notre coeur, alors nous « jetons », nous libérons avec Lui ces anxiétés vers Lui. C’est basique mais indispensable de connaître en expérience Sa fidélité au-dedans de nous, qui dissout ces inquiétudes. L’émotion liée à la pensée d’inquiétude sera en quelques secondes «transmutée» en paix. Aussi souvent qu’un sujet génère une inquiétude, il est profitable de cultiver une hygiène intérieure du coeur où l’on répète ce processus. Bientôt les anxiétés ne seront plus accueillies comme une « seconde nature » !

Si nous avons laissé traîner un état de peur, d’angoisse concernant un sujet, comme notre famille, nos amis, les besoins matériels, notre santé nous avons besoin de recevoir Son pardon pour être libre de ce que nous avons gardé en nous. (Je vous propose la dernière vidéo sur le sujet du pardon que Jésus libère en nous.)

Nous avons été transférés dans le royaume de son fils bien-aimé, dans son admirable lumière, alors ne laissons pas des sentiments d’inquiétude, d’anxiété nous garder attachés à une autorité autre que Sa lumière. Profitons pleinement de cette promesse expérimentale en notre esprit uni au Sien qui touche nos émotions et nos pensées. Celle d’un Père, d’un Maître qui prend Lui-même soin de nous, et qui nous rend libre dans Sa paix. 

« C’est donc ce que j’ai appris à travers tout cela: Laissez tous vos soucis et vos angoisses aux pieds du Seigneur, et une grâce sans mesure vous fortifiera. » (Ps 55:22, Passion Translation)

2 réponses sur “Sans Soucis sinon cent soucis…”

  1. Super ! Merci Fabien. J’aime beaucoup le titre de ce billet. On dirait presque une maxime qui résumerait un verset tiré du livre des proverbes du genre « Celui qui laisse s’installer un souci, lui laisse toute la place pour qu’il se démultiplie » 😉

    Ces derniers temps j’ai eu un peu l’occasion d’expérimenter ce genre de situation, avec pas mal de soucis qui sont venus se bousculer à notre porte en même temps et chambouler un peu notre quotidien. Rien de bien grave (et j’ai même un peu honte d’ailleurs en y repensant de m’être laissée déstabiliser par moments pour si peu), mais la fatigue ajoutée d’une belle bronchite n’a pas vraiment aidé à affronter tout cela sereinement…(bon, faut bien que je me trouve un peu des excuses quand même 😉 ).
    Je me souviens que du coup, j’avais cette phrase qui revenait souvent dans ma tête :  « Lâche prise ! » et aussi ce verset qui m’a vraiment aidée et impactée « Arrêtez ! Et sachez que je suis Dieu » Psaume 46:10. Tout un programme ! 😉 Alors j’ai dit OUI, bien-sûr, STOP à l’inquiétude, au stress, aux pensées qui se « bousculent en foule au-dedans de moi », pour m’arrêter, prendre une pause, respirer et me réajuster ! Me réajuster sur la vérité, savoir, connaître et re-connaître qui Il est et qui je suis pour LUI !

    Parce que petits soucis ou grosses inquiétudes, on sait bien qu’ils ont tous le même but, nous voler tout ou partie de la vérité et de notre héritage. Alors je prie que nous laissions le vent de l’esprit souffler sa puissance de Vie en nous et… claquer la porte au nez de nos peurs, notre stress, nos inquiétudes.

    P.S : nous venons d’offrir à Séverine pour son anniversaire, une bible « Passion translation », et elle se régale vraiment !!
    D’ailleurs, ce matin, j’ai lu « So why would I fear the future ? For your goodness and love pursue me all the days of my life » Psaumes 23:6
    et aussi une annotation qui disait que le mot amour ici était le mot grec « agapé », qui est un mélange de deux mots et deux concepts, « Aga » voulant dire « conduire comme un berger » et « pao » qui signifie se reposer. Ils disaient donc que l’Amour (agapé), c’est notre berger qui nous conduit à l’endroit du VRAI repos dans son coeur !
    Wouah ! Encore tout un programme qui contre bien celui des inquiétudes, non ? 😉

    Bises les amis ! (Et désolée pour la longueur du commentaire 😬, je ne voudrais pas avoir l’air de faire carrément un billet en réponse à ton billet, Fabien, mais bon, ce que vous partagez est toujours tellement inspirant, que je me suis encore laissée emporter !).

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