Tu es un champ de fleurs

Nous venons de vivre notre 2ème week-end Kainos Création. Apparemment le week-end a été apprécié par les participants (et nous-mêmes). Il affichait complet, le lieu ne pouvant pas accueillir plus de monde. Le format nous plait ainsi, aussi. Beaucoup étaient du département, mais d’autres ont fait la route, parfois de très loin (bravo aux courageux venus de Belgique et des Alpes Maritimes !).

Au programme : enseignements, mises en pratique, partages, temps festifs, le tout dans une ambiance détendue et familiale.

Je n’ai pas pu participer aux temps de rencontre (enseignements, etc.), car j’étais prise en cuisine ou avec mes enfants. C’est une joie pour moi de servir et j’ai quand même pu participer au temps que nous avons vécu le samedi après-midi. C’est de là que vient ce billet.

Nous sommes allés faire une balade en forêt. Discussions ponctuées par des temps méditatifs dans le silence. Nous étions déjà venus à cet endroit avec Fabien mais nous n’étions jamais allés très loin (la « faute » à nos enfants).

Alors que Fabien allait justement proposer de faire demi-tour, nous arrivons devant un champ de fleurs. Certains ont cru que nous savions qu’il était là et que c’était le but à atteindre. Mais non, nous avons été tout autant surpris. Dès que nous sommes arrivés devant, j’ai été émue aux larmes. Ce n’était pas par hasard que pendant ce temps méditatif, nous nous tenions là.

C’était beau mais la première chose qui m’a marqué, c’est la subtile odeur des fleurs. Nous en étions éloignés, mais j’ai envoyé Laël en chercher quelques-unes (c’est une propriété privée), je voulais vérifier que ce parfum que je sentais n’était pas le fruit de mon imagination. En effet, elles sentaient bon, pas une odeur très prononcée mais une bonne odeur.

Au moment où j’ai vu ce champ, Dieu m’a dit que mon coeur était comme ce champ de fleurs. Beau, agréable, et d’un bon parfum. Que j’étais ce champ de fleurs pour lui. Que nous tous, là ensemble, nous étions ce champ de fleurs. C’était comme un cadeau qu’il nous offrait, d’être là. Me sentir aimée, juste en regardant ces fleurs, c’était vraiment bon.

Aujourd’hui, je suis retournée avec Laël et Eléanore jusqu’à cet endroit. Quelques mètres avant le fameux champ de fleurs, je vois sur le bord du chemin, un champ de fleurs fanés, rempli de mauvaises herbes. Presque cramées. Les têtes penchées. Je ne l’avais pas remarqué à la balade précédente.

50m séparent ces deux endroits. Même terre. Même lumière. Même pluie lorsqu’elle tombe. Et les fleurs ne sont pas les mêmes.

Bien souvent, nous nous percevons comme un champ de fleurs fanées. On ne se voit pas comme Dieu nous voit : l’autre champ, celui dans lequel les papillons volent, et les abeilles butinent. Ces fleurs qui dégagent un doux parfum. Nous nous voyons comme ce champ de fleurs fanées, parfois inconsciemment.

Si tu te vois comme un champ de mauvaises herbes, tu vas produire des mauvaises herbes. Si tu commences à te voir comme ce champ de fleurs odorantes, tu vas agir comme celui/celle que tu es, et ta vie va dégager un beau parfum.

Dieu me disait même que, lorsque nos sens seraient plus entrainés (les sens intérieurs), nous pourrions alors sentir à quel point ce parfum est plus prononcé qu’on ne le perçoit. Le notre et celui de l’autre.

C’est ce que j’ai vécu et que j’ai envie de rappeler à tous les participants de ce week-end, mais à vous aussi qui passez par là.

Ton coeur est pour Dieu comme ce champ de fleurs. Et tu peux en profiter, en ramasser, en offrir. Tu peux y entrer, quand tu le souhaites, danser au milieu d’elles, respirer ce parfum… Y rencontrer celui qui l’a crée pour toi.

Je vous laisse avec quelques photos de ces si jolies fleurs du champ (chant) de notre coeur.

5 réponses sur “Tu es un champ de fleurs”

  1. Tu pourrai bien t’entendre avec Ste Thérèse de Lisieux ^^
    Elle débute d’ailleurs son Autobiographie comme cela :

    « Histoire printanière d’une petite fleur blanche, par elle-même… »

    En se demandant pourquoi Dieu accorde de grandes grâces à certains et non à d’autre elle continu en disant : « Jésus à daigné m’instruire de ce mystère. Il a mis devant mes yeux le livre de la nature et j’ai compris que toutes les fleurs qu’Il a créées sont belles, que l’éclat de la rose et la blancheur du lys n’enlève pas le parfum de la petite violette ou la simplicité ravissante de la pâquerette (…) ainsi en est t’il dans le monde des âmes qui est le jardin de Jésus ».
    <3

    1. Et bien écoute, je suis ravie. Mon mari me dit que j’écris des choses qu’il lit dans la littérature mystique, que je n’ai pas lu… Je suis donc très fière de pouvoir confirmer faire partie de cette grande famille des mystiques. Il me reste quand même l’essentiel à vivre, mais ça avance.

  2. Super week-end effectivement ! Et cette découverte du champ de fleurs, pile à l’heure exacte où on avait accessoirement prévu la fin de notre petit temps de méditation, (merci Père, timing parfait, comme toujours 😉), reste dans nos mémoires et nos coeurs comme un moment d’une beauté vraiment saisissante!
    Je me suis sentie un peu bête sur le coup d’être émue aux larmes devant ces fleurs et ces papillons, mais en m’aperçevant que je n’étais vraiment pas la seule à être dans cet état, je me sens encore plus bête, de m’être sentie bête! Haha…😉
    Oui, Dieu parle, et il le fait d’une façon merveilleuse au travers de la nature ! 😘😍

  3. Ce billet est un délice « fleuri » pour mon coeur…jusqu’à cette « lumière » éclairant cette magnifique étendue de fleurs …on reconnaît là la merveilleuse création de Notre Père. Merci pour
    ce WE enrichissant.

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