Rencontrer Dieu dans votre Jungle

Je ne prends pas le temps en ce moment d’écrire des articles pour le blog. Celui qui suit n’est pas de moi. Je l’ai beaucoup aimé (les roses qui poussent dans le désert faisant écho à mon vécu). Je l’ai traduit pour ceux qui traversent eux aussi une saison particulière, « sauvage » dans certains aspects, incertaine, mais belle et riche en confiance et en apprentissages. Il m’a donné envie de vous partager un petit témoignage avant de vous transmettre l’article en question (de Brian Simmons, que vous pouvez retrouver en anglais sur le blog « The Passion Translation »).

Un miracle dans le désert

Je me souviens du voyage missionnaire avec Fabien, quatre mois après notre mariage, la « bonne idée » que nous avions eu comme « voyage de noces » (nous étions partis 3 semaines après notre mariage pour vivre en communauté au sein de Jeunesse en Mission et nous former – partiellement). Notre vécu n’a rien de comparable à ce que vous allez lire dans l’article suivant, bien sûr ! (d’ailleurs, je les honore !). Mais je me rappelle les projections que nous nous faisions de cette mission de deux mois et demi au Niger, qui ne s’est finalement pas du tout déroulée comme « prévue » (par nous…). J’avais déjà eu l’occasion d’effectuer deux voyages, un au Mali puis au Sénégal, et j’étais restée sur d’excellents souvenirs. Avec le recul, nous voyons la façon dont, dans ce contexte défiant au Niger, sans confort et avec de nombreux « couacs », Dieu commençait déjà à nous former pour notre appel (ou destinée si vous préférez ce terme – tout le monde en a un(e)). Quelle richesse lorsqu’on laisse Dieu nous montrer ce qu’il voulait nous apprendre, le bagage qui se forme au travers des difficultés et des défis, quels qu’ils soient. Si tout ne se passe pas comme nous l’avions prévu, Lui n’est jamais surpris : Il sait où Il nous conduit et pour-quoi. Et parfois le « pour quoi » n’est donc pas celui auquel on s’attendait. Avant même d’être d’éventuels canaux de bénédictions pour les autres, Il veut surtout Se former en nous.
Lors de notre voyage au Niger pour lequel nous avons tout un tas d’anecdotes (très drôles… avec le recul), je vous raconte l’une de celles qui nous a le plus marquée. L’occasion de donner un petit témoignage, puis je vous laisse avec Brian Simmons qui en aurait bien plus que nous !
Nous faisions souvent les trajets en moto, pour le grand bonheur de Fabien. Le missionnaire avait deux motos, Fabien pouvait prendre la deuxième derrière laquelle je m’installais, tandis que les autres membres de l’équipe prenaient des taxis moto. Ce jour là, nous devions visiter les détenus de la prison d’Agadez, la ville où nous logions le plus souvent lorsque nous n’étions pas en pleine brousse. Nous étions la dernière moto  du « cortège ». A un carrefour, tout le convoi s’est engagé à gauche et Fabien et moi sommes arrivés au moment où une voiture qui venait en face ralentissait un peu, le clignotant indiquant qu’elle allait tourner elle aussi sur sa gauche (donc à notre opposé). Fabien n’a pas ralentit et s’est engagé pensant qu’elle allait tourner de l’autre côté, sauf que non, elle a continué sa route tout droit… vers nous. Comme tout accident, la scène s’est passée très rapidement, mais je me souviens parfaitement de la dernière image que j’ai vue : le capot de la voiture à quelques centimètres de nous. Il y a eu un flash noir, pour Fabien comme pour moi. Puis nous étions debout à un mètre de l’accident. La moto, elle, était bien sous la voiture (en mauvais état…). Nous n’avons aucune idée de la façon dont nous nous sommes retrouvés sur nos deux pieds, sans être blessés (j’avais juste une légère éraflure à la jambe, peut-être le signe que la voiture nous a bien touchés). Bien sûr nous étions quand même choqués, et je vous épargne le reste de l’histoire, digne d’un scénario de film (presque comique).
Peut-être que cette mission dépassait déjà plus qu’on arrivait à en supporter  (nous avions 23 et 25 ans) et qu’un accident dramatique en pleine terre nigérienne loin de chez nous aurait été la goutte de trop. Bref, c’était miraculeux et nous sommes reconnaissants d’avoir été épargnés, même si ne nous savions pas encore que nous aurions d’autres défis à traverser plus tard, sans miracle immédiat (et pour lesquels il nous a, quand même, toujours relevés).
La vie n’est pas un long fleuve tranquille, même lorsque l’on suit Dieu. Ce que nous projetons n’a souvent rien à voir avec ce qui se passera vraiment même (ou surtout) lorsqu’on s’engage dans Ses directions. Je ne pense pas que Joseph, après avoir fait des rêves glorieux, s’attendait à être vendu par ses frères puis plus tard à passer plusieurs années en prison.
Mais il y a des occasions de vivre le miraculeux dans tous nos voyages. Ce témoignage est comme une fleur dans le désert (référence à l’article ci-dessous ; le désert que nous vivions dans la région désertique d’Agadez à ce moment-là).
Et pour le plus grand témoignage, celui de Brian Simmons, il est là :

Rencontrer Dieu dans votre région sauvage

C’était notre toute première visite dans la jungle. Après des années de prière et de préparation, nous nous installions enfin parmi le peuple Kuna en tant que missionnaires tribaux. Le vol d’une heure et demie nous a emmenés dans certaines des parties les plus profondes du Darién Gap, une forêt tropicale dense qui couvre une grande partie du Panama et de la Colombie. Nos cœurs battaient la chamade lorsque nous sommes descendus de l’avion de brousse Cessna 185. Nous étions maintenant dans notre nouvelle maison, le village tribal Paya-Kuna de Pucuro !

Les gens nous accueilleraient-ils ? Seraient-ils amicaux envers notre famille ? Leur cœur serait-il ouvert à notre message de vie nouvelle en Jésus-Christ ? Les premiers mots que nous avons entendus du peuple Kuna n’étaient pas ceux que nous attendions.

« Tuez Brian ! Tuez Brian ! » (Kill Brian! Kill Brian!)

Tout d’abord, cela a commencé avec un homme, puis toute une foule s’est rassemblée sur la piste d’atterrissage de la jungle. Ils ont continué à crier ces mots étranges : « Tuez Brian ! Tuez Brian ! » Ma première pensée a été : « C’est un accueil bizarre. J’espère qu’il n’est pas trop tard pour remonter dans l’avion !

Quand ils ont vu l’expression de la peur sur nos visages, ils se sont mis à rire ! À ce moment, un des hommes du village s’est rapidement avancé et m’a dit en espagnol : « On t’appelle ‘oncle’. » C’était ma première leçon de langue ce jour-là. J’ai appris que les mots « Kill Brian » signifiaient « Oncle Brian » en langue kuna ! Ils célébraient notre arrivée en criant « Oncle Brian ! Oncle Brian est là ! » Et c’est ainsi que notre aventure a commencé. Qu’est-ce que ces jours allaient nous réserver, à nous et à nos trois jeunes enfants, alors que nous vivions dans ce village oublié de la jungle ? Quels défis nous attendaient, et quels dangers nous guettaient dans les jours à venir ? C’était comme une scène de Survivor !

Notre vie dans la jungle était remplie de nombreuses occasions de nous vider de notre substance pour abandonner notre vie de convenance. Tout était hors de notre zone de confort : la chaleur, la langue, la nourriture, les toilettes extérieures – tout ! Nous vivions comme les gens vivaient, nous mangions ce qu’ils mangeaient et nous vivions parmi eux. Notre vie sauvage a révélé nos faiblesses. C’est toujours le cas ; c’est la nature de toute expérience en milieu sauvage.

Considérez ceci : en tant que serviteur du Christ, vous entrerez un jour dans une saison d’impuissance où vous ne serez plus maître de la situation et ne saurez plus quoi faire. Il vous semblera que vous n’avez pas ce qu’il faut pour survivre – vous vous retrouverez dans un endroit et une saison où seul le Christ sera votre force.

Celui dont le nom est « Eau vive » est en vous. Ce merveilleux Jésus vous apporte un courant de vie, qui satisfait tous les besoins, aussi difficiles que soient les nombreuses surprises de la vie. Il est en vous comme un puits d’eau « qui jaillit et vous inonde d’une vie sans fin ! » (Jean 4:14).

Cette « fontaine jaillissante » commence à couler à l’intérieur jusqu’à ce que les louanges sortent à nouveau de vous. Avant que vous ne vous en rendiez compte, les sources arrosent tout ce qui vous entoure – et chaque endroit sec en vous. Vous verrez les situations différemment, vous ressentirez différemment les gens qui vous entourent, et vous verrez des choses que vous n’aviez même pas remarquées auparavant. Quand Jésus apparaît dans le désert, il disparaît. Il devient un jardin.

Le Seigneur vous montrera toujours où aller et quoi faire, vous remplissant de rafraîchissements lorsque vous êtes au sec et dans un endroit difficile.

« Il vous redonnera sans cesse des forces, afin que vous vous épanouissiez comme un jardin bien arrosé et comme une source de bénédiction sûre et constante ».
Ésaïe 58:11 TPT

Nous apprenons au cours d’une saison difficile que même si nous sommes dans une région sauvage, notre cœur n’a pas besoin d’être un désert stérile. Notre désert commence à fleurir lorsque Jésus coule en nous. Sa présence satisfait la soif profonde qui assèche l’âme et nous place sur une terre ou dans une saison éprouvante. Qui a entendu parler de roses qui fleurissent dans un désert ? Mais lisez ce que dit Esaïe :

Le désert fleurira comme une rose et se réjouira ! Chaque endroit sec et stérile éclatera de fleurs abondantes, dansant et tournoyant de plaisir !
Ésaïe 35:1-2 TPT

Ton désert (ta vie avec ses surprises et ses revers) s’épanouira avec une rose ; et cette rose, c’est le Christ ! Jésus, la Rose, sera trouvé dans vos jours de désert, apportant un nouveau parfum et un nouveau chant. Ce que vous pensiez être un climat impossible à surmonter deviendra la toile d’une rose.

Des miracles attendent d’être trouvés dans votre désert. Même dans une région sauvage, Dieu peut agir en puissance. Il n’a pas besoin de perfection pour réaliser un miracle. Il l’a déjà fait auparavant, sans rien d’autre que le chaos. C’est ce qu’on appelle la création ! Ce n’est pas le pouvoir qui manque à Dieu. Il peut faire bondir les boiteux et chanter les brisés. La plupart d’entre nous ont une attitude qui traduit le mot désert en « quelque chose de terrible ». Mais en fait, la Bible enseigne que le désert est l’endroit où les miracles naissent, l’endroit où nous entendons Dieu parler, et l’endroit où il se révèle vraiment à nous. Nous avons trouvé que nos plus grandes difficultés dans la vie sont l’incubateur des miracles !

Et vous ? Vous trouvez-vous dans une région sauvage ? Un endroit difficile où les pressions vous entourent ? Avez-vous trouvé le seul moyen de vous en sortir en vous appuyant sur votre bien-aimé ? Pendant près de huit ans, nous avons vécu dans une véritable nature sauvage. C’était la région de jungle d’Amérique centrale connue sous le nom de Darién Gap. Il n’y avait pas de route, elle était si abandonnée et obscure que le seul moyen d’y accéder était de faire un dangereux voyage fluvial en pirogue ou un vol dans un petit avion conçu pour atterrir sur une piste d’atterrissage courte et herbeuse. Et nous n’avions que très peu de commodités. Pas d’électricité, pas d’eau courante, pas d’internet, pas d’iPhone ni de Facebook.

Heureusement, nos années d’entraînement missionnaire nous ont préparés à ce que nous avons vécu, ou du moins à une partie de ce que nous avons vécu ! Avec nos trois enfants, nous avons servi comme missionnaires tribaux au sein de la New Tribes Mission, pour atteindre le peuple Paya-Kuna oublié, en leur annonçant la bonne nouvelle de l’amour du Christ. C’était une région sauvage à plus d’un titre !

Nous avons fait face à de nombreuses épreuves et tribulations pendant notre séjour dans la jungle. Il semblait que tous les démons sortaient de la jungle pour nous combattre, à commencer par les pouvoirs démoniaques qui sont apparus lorsque notre fille a été mordue par un serpent mortel et a miraculeusement survécu. Et au début de notre ministère, nous avons été pris pour cible par l’ennemi lorsque notre étroite pirogue s’est renversée dans une rivière en crue. Nous avons perdu tout le matériel qui devait nous soutenir pendant des mois, et nous avons failli perdre la vie.

Ces situations ont été pour nous des signaux d’alarme importants. Nous avons réalisé qu’il nous fallait réajuster notre objectif spirituel. Pourtant, au milieu de notre désert, nous avons rencontré le Dieu de la Bible. Dieu a répondu à nos prières, et en conséquence, il a converti des dizaines de personnes alors que nous lui demandions de parler au cœur des gens. Dieu a fait des miracles, des rêves et des signes et merveilles puissants en notre faveur. Notre famille peut témoigner que même un désert peut fleurir comme une rose lorsque nous permettons à Dieu d’être tout pour nous.

Dieu vous y conduira également, dans votre propre désert. C’est vrai. Tout comme pour les Hébreux, entre vous et votre terre promise se trouve un désert de découvertes et, parfois, de déceptions. Pourtant, dans la nature sauvage, nous constatons que les surprises de la vie donnent les plus beaux fruits. La puissance surnaturelle de Dieu s’exprime plus souvent dans un désert que lors d’un service religieux. Dieu se servira de votre désert pour libérer les vertus du Christ qui grandit en vous !

Une réponse sur “Rencontrer Dieu dans votre Jungle”

  1. AMEN ! C’est magnifique et tellement vrai !
    Ces deux témoignages sont aussi marquants l’un que l’autre (le tien, et celui de Brian Simmons).
    Et merci beaucoup pour la traduction de son article.
    Le passage d’Esaïe 35, sur le désert et les roses qui y fleurissent est surligné en rose fluo dans ma bible depuis longtemps 😅 il m’a si souvent encouragée ! Tout comme :  « Je changerai le désert en étang, et la terre aride en courants d’eau ; je mettrai dans le désert le cèdre, l’acacia, la myrte et l’olivier ; je mettrai dans les lieux stériles le cyprès, l’orme et le buis tous ensemble… » Ésaïe 41:19.

    Oui, c’est souvent dans ces déserts que Dieu a toute la place, tout l’espace pour mieux se révéler à nous et surtout comme tu dis si bien, se former en nous ! Et c’est une promesse sûre qu’Il ne nous laissera pas dans la confusion, seuls et égarés mais qu’il fera pousser dans nos déserts, ces « roses miraculeuses » qui fleuriront ce jardin divin qu’il a toujours rêvé pour nous…

    Cela me fait penser que Jésus lui-même, aussitôt après être passé par le baptême de Jean, et avant même de rentrer dans son « ministère » auprès du peuple, est passé par ce désert où, dans la solitude et l’adversité, il a laissé Dieu être TOUT pour lui, et a confirmé sa véritable identité du fils bien-aimé de Dieu !
    Voilà le premier, et le plus grand des miracles pour moi !

    Merci encore Claire, pour ces partages toujours si inspirés, inspirants et encourageants !
    Bises 😘

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