Résurrection et Recyclage

Un nouvel article, qui n’est toujours pas de moi. Je reviendrai par là avec quelques articles perso, mais pas encore !
Accepter de laisser mourir certaines choses, tout en gardant la confiance d’une résurrection, autrement ; le recyclage des erreurs du passé…
Je vous laisse découvrir cet article de Claude Payan qui est en fait le rassemblement de deux partages sur leur page Facebook, qu’ils m’ont donné l’accord de publier ici. Vous pouvez retrouver leurs exhortations sur  Facebook et découvrir plus de leur ministère sur leur site. J’en publierai certainement d’autres prochainement.
Vous connaissez peut-être Claude et Julia Payan, dont le chant de mon enfance « Moi et ma maison, nous servirons l’Éternel » résonne encore dans la mémoire de mes oreilles internes. Ils ont « de la bouteille » dans le ministère et lire les plus anciens dans le service de l’Église est toujours enrichissant et encourageant !

Comprendre le principe de résurrection.

Quand on parle de « résurrection » on parle, généralement, de résurrection des morts, mais c’est aussi un principe qui fonctionne dans toutes les choses, les domaines de notre vie qui ont connu « une mort » : nos rêves, nos possessions, un travail, un ministère, une relation, etc.
Dieu est le Dieu de la résurrection !
C’est-à-dire qu’Il prend plaisir à ressusciter ce qui, pour une raison ou une autre, a été détruit ou nous a été volé par l’adversaire.

Je veux partager ici deux points qui, bibliquement, sont liés au principe de résurrection.

 Le premier est que lorsqu’une chose ressuscite, elle ne ressuscite pas exactement comme elle était auparavant. Une résurrection est liée à une TRANSFORMATION !

Paul en parle dans 1 Corinthiens 15. Il répond à une question en disant :

"Mais quelqu’un dira : Comment les morts se réveillent-ils ? Avec quel corps reviennent-ils ?"

Il explique que le corps est semé corruptible et qu’il ressuscite incorruptible, et qu’il faut s’attendre à ce que ce qui est ressuscité soit DIFFÉRENT de ce qui a été semé.

"Ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps à venir…"

– Deuxième point : si les choses sont ressuscitées différemment ce n’est pas pour ressusciter en moins bien, MAIS EN MIEUX !

"Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Semé périssable, on se réveille impérissable. Semé dans le déshonneur, on se réveille dans la gloire. Semé dans la faiblesse, on se réveille dans la puissance." (1 Corinthiens 15 : 42 et 43)

À l’exemple de Jésus qui est ressuscité avec un corps glorieux ! (Parenthèse : Il est d’ailleurs question qu’Il rende, dans le futur, notre corps « semblable au corps de Sa gloire ».)
Ces deux points me semblent très importants à réaliser et à assimiler : lorsqu’une chose ressuscite, ce n’est pas pour qu’elle soit exactement comme elle était avant la résurrection. Car beaucoup de chrétiens, quand ils ont perdu une chose, essayent et prient pour la récupérer telle quelle, comme elle était avant.
Je donne un exemple : on voit des femmes trompées, bafouées et quittés par certains hommes et qui prient pour qu’il revienne. Surtout qu’il revienne. Souvent parce que c’est ce qu’on leur a dit de faire, d’ailleurs ! Or, s’il n’a pas décidé de changer et d’être transformé, tu n’as surtout pas besoin qu’il revienne… tel qu’il était. Le gars t’a fait souffrir, il ne veut pas changer et tu veux qu’il revienne ? Ne cours surtout pas après, laisse tomber. Dieu a bien mieux pour toi !

D’ailleurs, selon le principe biblique de résurrection, il est même bon d’avoir perdu certaines choses – voire personnes – qui encombraient notre vie et s’attendre à ce que Dieu nous donne bien mieux !
Et, je dirai même qu’il vaut mieux que certaines choses, ministères, relations, églises même, etc., meurent pour que Dieu puisse les ressusciter, mais différemment.

C’est à dire qu’il puisse nous donner quelque chose de mieux ! Il est donc important de ne pas s’accrocher à hier.
En s’accrochant à hier et aux formes d’hier on empêche Dieu d’agir. À savoir : s’accrocher à hier empêche le nouveau de Dieu de nous parvenir !

Dieu est un Dieu qui se renouvelle ! Pas besoin d’essayer de vivre l’église comme on l’a vécu hier. Dieu a mieux en réserve ! Combien de pasteurs sont accrochés à leur église, leur œuvre, leur équipe parce qu’au départ c’était une merveilleuse vision qui venait de Dieu. Aujourd’hui, suite à plusieurs facteurs, cette vision est devenue la cause de leur dépression, voire de leur maladie, qui leur a fait perdre leur bonne humeur et le goût de vivre.
Il faut laisser tomber, mourir les formes d’hier pour que Dieu nous en montre de nouvelles. Pas besoin d’essayer à tout prix – spécialement dans ce temps de covid19 – de chercher à vivre les mêmes choses qu’hier, que notre ministère ait exactement la même forme qu’hier, etc.

Dieu, qui n’est jamais coincé, a mieux pour nous !!! Et je sens l’Esprit prophétique qui parle à plusieurs : « Ce que vous pensez avoir perdu, est l’occasion pour Dieu de vous donner mieux. » 
Il vaut mieux perdre ou tailler quelque chose pour qu’ensuite ça refleurisse mieux.
Il faut que certaines choses meurent pour qu’elles ressuscitent.

Et parfois, c’est même nous qui devons les tuer, c’est à dire y renoncer.

POUR UNE RAISON OU UNE AUTRE, des choses originellement engendrées par Dieu POURRISSENT, dégénèrent et deviennent des fardeaux.
À ce stade elles ne sont plus la vision d’origine, ni la bénédiction de Dieu. En fait, Dieu, Lui-même, ne veut plus les rattraper (parfois nous voulons rattraper quelque chose que Dieu ne veut plus rattraper).
Il te demande de les laisser mourir pour qu’Il puisse les ressusciter. C’est Sa manière à Lui de te les rendre, qui ne correspond pas toujours à la manière dont tu aurais voulu qu’Il te les rende.

Il y a un message pour plusieurs !
Dieu veut transformer tes plans et tes rêves avortés, tes déceptions et échecs du passé. Pour cela ne t’y accroches pas. Laisse-les mourir et laisse Dieu les ressusciter au temps convenable.

Laisser Dieu « recycler » jusqu’à nos erreurs du passé.

Nous avons tous une vie passée ponctuée d’erreurs et de maladresses.

C’est plus qu’évident pour ce qui concerne notre vie avant Christ, bien sûr, mais je veux parler ici, du fait qu’au cours de cette vie nouvelle de chrétien, nous devons reconnaître – pour les « vieux routards » comme nous – que nous avons tous le souvenir de mauvais choix que nous avons fait, de mauvaises réactions que nous avons pu avoir, etc., et qui nous ont coûté.

C’est parfois encore douloureux, rien que de repenser à certaines de ces erreurs que nous avons commises et nous avons le sentiment de trainer quelques casseroles, d’enfants de Dieu, derrière nous.
Devenir mature prend du temps et faire des erreurs fait, quelque part, partie de notre formation…
Ce que je dis-là n’a pas pour but de justifier tout ce qu’on fait de travers, mais il est important, maintenant qu’on ne peut plus revenir en arrière, de ne pas rester blessés, tourmentés, voire immobilisés par des regrets.
Nous devons savoir que notre Dieu est expert à changer nos bourdes en bénédictions et utilise même nos erreurs du passé pour nous aider dans notre notre présent et notre futur.

Il TRANSFORME jusqu’à nos mauvais choix, erreurs, péchés même pour en faire « du fuel » pour notre vie présente

Notre Dieu est expert en recyclage !

Les gens imaginent parfois que leur situation est trop spéciale, trop dramatique, trop « foireuse » pour qu’elle puisse être changée. Que les personnages bibliques avec qui Dieu a travaillé étaient des êtres exceptionnels, qui n’avaient pas tous ces problèmes que l’on peut avoir, nous chrétiens du 21ème siècle. La réalité est qu’ils étaient aussi dysfonctionnels que nous, sinon plus.
Pour reprendre l’expression de Jacques au sujet d’Élie, un des plus grand prophète qui vécut une dépression, ils étaient des hommes « de la même nature que nous ».

Prenons Jacob, le voleur de droit d’ainesse. Il sert sept ans pour la femme qu’il aime, le jour de son mariage on lui en donne une autre. Vous parlez d’une situation « foireuse » ! Il doit resservir sept autres années pour avoir enfin cette femme. Puis il se retrouve avec deux ! Pas prévu ! Sept ans pour rien, semblerait-il au premier abord.
Tout cela n’a pas empêché Dieu d’en faire le père d’Israël. Les douze tribus sont même le fruit de ces faux pas de jeunesse, car Dieu a rattrapé le plan.

Joseph a vu le plan, mis en place par Dieu pour sa vie, se casser la figure, dès le départ (c’est comme ça que je le vois) à cause de son orgueil et du mépris qu’il a manifesté à ses frères. Ce qui l’a amené dans une spirale infernale.
Mais Dieu FAIT REBONDIR Joseph à partir de chaque épreuve. Et À FORCE DE REBONDIR, il est arrivé au plus haut rang et a sauvé tout un peuple.
Dieu veut TE FAIRE REBONDIR A PARTIR D’OU TU TE TROUVES AUJOURD’HUI, en utilisant le fait même que le diable t’ait fait commettre des erreurs ou t’ait frappé, blessé, humilié.
Ce qui a permis à Joseph de rebondir, et donc à Dieu d’accomplir Son plan, c’est aussi qu’il n’ait pas accepté de DEMEURER dans L’APITOIEMENT, LA CONFUSION, LA TRISTESSE, LA RANCUNE ou L’AMERTUME.

Samson, qui avait reçu un merveilleux appel et une onction sur sa vie, représente pour moi le caractère biblique le plus « expert en foirage de plan divin ». À force de jouer avec le feu, et de faire mauvais choix sur mauvais choix, il a fini à l’opposé de la destinée de Dieu pour sa vie.
MAIS MÊME là dans ce cas extrême, lorsqu’il a crié à Dieu, le Seigneur lui a permis de terminer sa vie en détruisant plus d’ennemis, nous dit l’Écriture, qu’il n’en avait tués au cours de toute son existence.
On peut dire que c’est L’HUMILIATION MÊME par laquelle les Philistins ont décidé de le faire passer qui a été le support pour leur propre destruction. Puisqu’ils l’ont attaché aux piliers qui soutenaient tout le bâtiment où ils se trouvaient, pour se moquer de lui.

David a été un homme qui a recherché depuis le début à être dans le plan de Dieu. Saül a fait basculer ce premier plan en étant jaloux de lui et en cherchant sa perte. D’homme élevé et respecté, David est devenu un fuyard. On devait lui donner la fille de Saül et on la donne à quelqu’un d’autre. À la place on lui donne un coup de pied au derrière…
Néanmoins, il a rebondi d’épreuve en épreuve, après même avoir tout perdu un jour, il a tout récupéré et est devenu roi !
Lorsqu’il a chuté, ce n’était plus par la faute d’un autre, comme avec Saül, mais bien la sienne. Ce n’était pas glorieux du tout ! Mais Dieu l’a relevé quand même, quand il s’est repenti, et lui a fait l’honneur de devenir une image prothétique et un père de la lignée du Messie.

Alors, pensez-vous qu’il ne peut le faire avec vous ?

Confiez-lui en ce jour vos regrets, vos mauvais choix passé et dites-Lui : « Va-y Seigneur, recycle tout ça, comme Toi seul tu sais le faire, car moi j’en suis bien incapable ! »

de Claude Payan

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